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Les forces d’opposition à la Royauté du Christ : la nation juive

Par B. Michel
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nation juive

La nation juive, explique le Père Fahey, par son rejet du Messie surnaturel et son attente d’un autre Messie naturel, constitue, avec la franc-maçonnerie, l’une des deux forces majeures d’opposition à la Royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ et donc au plan divin pour l’Ordre dans le monde.

Extrait de : La royauté du Christ et le naturalisme organisé. 1943. par le Révérend Père Denis Fahey. Éd. ESR, 2016.


« Il nous faut à présent étudier de plus près ce qu’est le naturalisme juif, et une pensée claire s’impose à cet égard notamment. Nous devons établir une distinction précise entre l’opposition à la domination du naturalisme juif dans la société et l’hostilité envers les Juifs en tant que race. Cette dernière forme d’opposition, à savoir l’hostilité envers les Juifs en tant que race, est ce qu’on appelle l’antisémitisme, et l’Eglise l’a condamnée plus d’une fois. Quant à l’autre forme d’opposition, elle doit être pratiquée par tout catholique et, d’une manière générale, par toute personne aimant sa terre natale.

CONSÉQUENCES DU REJET DU MESSIE SURNATUREL PAR LA NATION JUIVE

La nation juive a été choisie par Dieu pour maintenir le culte acceptable de l’Unique Vrai Dieu, en préparation de la venue de Celui Qui devait rétablir l’ordre dans le monde en y restaurant la Vie surnaturelle. La nation juive était en même temps destinée à être la source de l’individualité du Messie surnaturel à venir. Sa Personnalité devait venir d’en haut. Notre Seigneur Jésus-Christ, le Messie surnaturel, Vrai Dieu et Vrai Homme, est à la fois la Deuxième Personne de la Sainte Trinité et un Juif de la maison de David.

Deux des points essentiels de Ses prêches ont suscité l’hostilité obstinée des chefs de la nation juive. D’abord, ceux-ci refusaient de reconnaître que la Vie surnaturelle de son Royaume messianique fût plus élevée que leur vie nationale ; ensuite, ils rejetaient avec vigueur l’idée que les nations des Gentils pussent être admises à entrer dans le Royaume messianique au même niveau qu’eux. Ils plaçaient donc leur vie nationale au-dessus de la Vie surnaturelle de la Grâce, et la descendance raciale d’Abraham selon la chair au-dessus de la descendance spirituelle d’Abraham selon la foi. Ayant mis leur race et leur nation à la place de Dieu, s’étant par là même déifiés, ils ont rejeté le Messie surnaturel et élaboré un programme de préparation de la venue du Messe naturel. Selon le grand converti du judaïsme qu’était le Père Libermann, C.S.Sp. (Congrégation du Saint-Esprit), « Notre-Seigneur leur parlait un langage céleste, et eux expliquaient ses paroles bassement, selon leurs idées basses et petites. Ils avaient l’âme à moitié abrutie par le péché et la chair, et ne pouvaient concevoir les choses célestes. »

LA NATURALISME JUIF

L’idéal juif d’un Âge messianique futur est donc opposé à l’ordre véritable du monde, et cela de deux manières différentes.

En premier lieu, la nation juive s’oppose au Plan divin pour l’union de toutes les nations au sein de l’Église catholique, qui est le Corps Mystique du Christ. L’Eglise catholique est surnaturelle et, avec l’aide de la Vie surnaturelle de la Grâce, peut contribuer à éliminer la forme particulière d’égoïsme de chaque nation, afin que l’union de toutes puisse se faire dans le complet respect de la diversité des qualités et caractéristiques de chacune. Dieu voulait que les Juifs acceptassent Son Fils unique et fussent les hérauts de la Vie supranationale surnaturelle de Son Corps Mystique. Il leur offrait ainsi le privilège de proclamer et de promouvoir le seul moyen de réaliser l’union et la fraternité des nations qui existât depuis la Chute. Mais leur orgueil, leur manque d’humilité et de docilité les poussa à se dresser contre Dieu. Lorsqu’ils refusèrent d’entrer dans Ses desseins, Dieu permit le crime de déicide, et le suprême acte d’humble soumission accompli par Notre Seigneur au Calvaire restitua au monde la Vie de la Grâce. En revanche, le Calvaire fut une conséquence du refus des Juifs de se soumettre humblement à Dieu le Père et d’accepter Son Fils.

Dans son commentaire sur saint Matthieu, XXVI, 39, saint Thomas cite l’avis de saint Jérôme selon lequel Notre Seigneur, par Sa prière au jardin de Gethsémani — « Mon Père, s’il est possible, que ce calice passe loin de moi» -, demandait que la rédemption du monde se fit sans le crime des Juifs, Son propre peuple, mais s’inclinait ensuite devant ce que permettait Son Père, à savoir que ce peuple abusât de son libre arbitre, avec toutes les terribles conséquences que cela allait entraîner pour Lui-même et pour Son Corps Mystique : « Cependant, non pas comme je veux, mais comme vous voulez ». Les Juifs rejetèrent librement le Christ devant Ponce Pilate, comme ils Le rejettent librement aujourd’hui. Dieu le Père a tiré alors un bien d’un mal, comme Il le fait aujourd’hui, mais le rejet en question était à l’époque et demeure aujourd’hui opposé à l’ordre du monde, et il est donc un mal. Cet ordre en soi désiré par Dieu conformément à Son infinie Sainteté exigeait que la nation juive reçût le Christ comme vrai Dieu et vrai Homme et que les Juifs missent leurs qualités naturelles à Sa disposition pour annuler les effets du Péché originel. L’ordre per accidens — découlant de la permission divine par laquelle les Juifs purent préférer librement leur vie nationale à l’acceptation du Plan de Dieu — est celui dans lequel le combat contre le péché originel fut mené en réalité, les Juifs se trouvant alors à l’avant-garde de l’armée naturaliste ou anti-surnaturelle.

L’idéal juif d’un âge messianique futur est opposé au Plan divin d’une deuxième manière. Les Juifs rejettent le Messie surnaturel et Son Royaume supranational, tout en continuant d’attendre un autre Messie. Autrement dit, ils attendent un âge messianique condamné à être purement naturel. Que ce Messie soit un membre de la race juive ou celle-ci tout entière, les Juifs en tant que nation doivent s’efforcer d’imposer leur forme particulière aux autres nations, ce qui entraîne inévitablement la déchéance des autres formes nationales traditionnelles. En effet lorsqu’une nation quelconque impose sa forme nationale aux autres nations, cela entraîne la déchéance de ces dernières, surtout si cela s’accompagne du rejet du seul ordre véritable du monde, qui ne peut se réaliser que par Notre Seigneur Jésus-Christ. Les ambitions messianiques juives recèlent donc une double source de corruption et de déchéance pour les autres nations. Elles corrompent la vie nationale au niveau naturel et par leur opposition à la Vie surnaturelle venant de Notre Seigneur Jésus-Christ, elles rejettent ce secours qui, seul, permet à la vie humaine — individuelle et nationale — d’être vécue dans l’ordre.

Les Juifs n’interprètent pas tous l’idéal juif de la même manière. Les orthodoxes veulent retourner à Jérusalem pour y reconstruire le temple et y restaurer leur culte dans l’attente de la venue d’un Messie personnel. Quant aux non-orthodoxes, ou réformateurs, ils se sont écartés de l’espoir central du judaïsme en rejetant la croyance en un Messie personnel. Mais ils croient en l’avènement d’un Messie au sens d’Âge messianique, ce dernier devant arriver grâce à la domination de leur race. « En général, les juifs, écrit le Juif Bernard Lazare dans son célèbre ouvrage L’Antisémitisme, même les révolutionnaires, ont gardé l’esprit juif, et s’ils ont abandonné la religion et la foi, ils n’en ont pas moins été formés, grâce à leur ascendance et à leur éducation, par l’influence du nationalisme juif. C’est particulièrement vrai des révolutionnaires juifs qui vivaient dans la première moitié de ce siècle [le dix-neuvième]. Heinrich Heine et Karl Marx en sont deux exemples typiques. » C’est vrai aussi des Juifs de la haute finance, les Rothschild, les Warburg, les Kahn, les Schiff, etc., etc. Ils ne font qu’un avec leur peuple dans l’idéal de domination de la race, et ils sont donc opposés à la Vie surnaturelle venant de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon eux a tenté de détourner la nation juive du but qui lui était assigné.

Cela revient-il à dire que tous les Juifs sont mauvais ? Non, bien entendu. Il y a des Juifs chez qui se voient d’excellentes qualités naturelles, et Notre Seigneur répand la Vie surnaturelle de la Grâce sur nous tous, même ceux qui Le rejettent. Mais cela signifie que tous les Juifs, dans la mesure où ils ne font qu’un avec les dirigeants de leur race, s’opposeront à l’influence de la Vie surnaturelle dans la société et seront un ferment actif de naturalisme. En tant que nation, les Juifs ont pour but objectif de conférer à la société une direction radicalement opposée à l’ordre voulu par Dieu. Un membre de la nation juive rejetant Notre Seigneur peut bien posséder la Vie surnaturelle que Dieu souhaite voir en toute âme, donc être bon de la bonté désirée par Dieu, mais objectivement, la direction qu’il souhaite donner au monde est opposée à Dieu et à cette Vie, et elle n’est donc pas bonne. Si un Juif qui rejette Notre Seigneur est bon de la bonté exigée par Dieu, c’est malgré le mouvement dans lequel lui-même et sa nation sont engagés. Notre Seigneur Jésus-Christ est l’unique source de la bonté que Dieu veut trouver dans chaque être humain et que suscite la participation à la Vie intérieure de la Sainte Trinité. Aucun Juif, étant donné ce dont il est objectivement partisan, ne présente donc la bonté surnaturelle que Dieu voudrait voir en lui.

Là où les Juifs sont puissants, ils s’en prennent ouvertement au Messie surnaturel et à la Vie surnaturelle de la Grâce qui vient de Lui. Dans les pays où ils ne sont pas encore au pouvoir, ils se bornent à ôter tout caractère surnaturel aux observances et coutumes nées de l’acceptation du Messie surnaturel. Lorsque ce processus a duré assez longtemps et que les catholiques se sont suffisamment affaiblis, les attaques ouvertes peuvent commencer.

L’opposition entre le Messie surnaturel et le Messie naturel est dans la nature même des choses. Selon le Plan divin, ce n’est que par l’acceptation de Notre Seigneur Jésus-Christ comme véritable Messie que nous pouvons mener nos vies ainsi que l’exige l’ordre objectif du monde. Les Juifs, en tant que nation, ont rejeté le Messie surnaturel, Dieu Lui-même, qui est venu dans Son propre monde pour y restaurer notre vraie Vie, et ils attendent toujours un autre Messie. C’est pourquoi il est absurde de parler de l’opposition de la nation juive au Messie surnaturel comme d’un complot ou d’une conspiration secrète, car non seulement cette opposition est évidente à nos yeux, mais les Juifs eux-mêmes la proclament ouvertement. Il est vrai que les Juifs agissent de manière anormalement secrète et qu’ils trouvent dans le monde maçonnique un puissant auxiliaire secret œuvrant en faveur du naturalisme, mais leur opposition nationale au Messie surnaturel et la Vie surnaturelle n’est un secret pour personne. Aussi, lorsque M. Belloc ridiculise l’histoire de l’opposition juive au christianisme en présentant celle-ci comme un vaste complot multiséculaire culminant avec la Révolution russe judéo-bolchevique de l’époque contemporaine, il passe à côté d’un facteur capital : l’opposition entre le naturalisme organisé et le surnaturel.

L’opposition à l’ordre établi par Dieu dans le monde a entrainé inévitablement la perte de la croyance en Dieu parmi les Juifs, ainsi qu’une corruption de leur attitude envers leurs frères humains, comme vis-à-vis des moyens a employer pour amener les autres nations à accepter le message messianique. Il est moralement inévitable que les nations qui résistent à Dieu et s’opposent à l’Ordre surnaturel du monde subissent du même coup une certaine déchéance. Les excès de la Révolution bolchevique et du gouvernement roupe d’Espagne trouvent ainsi leur explication.

« Ce qui est vrai pour les individus, écrit le Pape Léon XIII, l’est presque autant pour les nations : elles aussi courent forcement à leur perte en s’écartant de la voie […] Écartez Jésus-Christ, la raison humaine se trouve réduite à sa faiblesse, privée de son plus grand appui et de sa plus grande lumière. Alors s’obscurcit facilement la notion de la cause qui, par l’œuvre de Dieu, a engendré la société universelle […] Quand tout se confond dans les esprits, gouvernants et gouvernés prennent un faux sentier : loin le droit chemin où ils marcheraient d’un pas assuré ! C’est un grand malheur de s’écarter de la voie : c’en est un semblable d’abandonner la vérité. Or, la vérité première, absolue, essentielle, c’est le Christ, c’est-à-dire le Verbe de Dieu, consubstantiel et coéternel au Père, et un avec lui ». [1]Lettre encyclique Tametsi – Sur Jésus-Christ Rédempteur.

Pie XI est tout aussi explicite que Léon XIII : « Aucune foi en Dieu ne peut se maintenir longtemps pure et sans alliage si elle n’est soutenue par la foi au Christ […] La foi au Christ ne saurait se maintenir pure et sans alliage si elle n’est protégée et soutenue par la foi dans l’Église, “colonne et fondement de la Vérité” (I Tim, HI, 15). C’est le Christ lui-même, Dieu éternellement béni, qui a dressé cette colonne de la foi. L’ordre qu’il a donné d’écouter l’Église (Matth, XVIII, 17), d’accueillir dans les paroles et les commandements de l’Église ses propres paroles et ses propres commandements (Luc, X, 16), vaut pour les hommes de tous les temps et de tous les pays […] Sur la foi en Dieu, gardée intacte et sans tache, repose la moralité de l’humanité. Toutes les tentatives pour ôter à la morale et à l’ordre moral le fondement, solide comme le roc, de la foi et pour les établir sur le sable mouvant des règles humaines, conduisent tôt ou tard individus et sociétés à la ruine morale. » [2]Lettre encyclique Mit Brennender Sorge – Sur la persécution de l’Eglise en Allemagne.

Ces principes du Pape Leon XII et du Pape Pie XI s’appliquent à la nation juive et à ses dirigeants avec une force plus grande qu’à d’autres nations, car les Juifs ont rejeté des grâces supérieures et se sont retournés contre Dieu avec une insigne ingratitude. Ils sont le propre peuple de Notre Seigneur selon la chair. On ne doit donc pas s’étonner de trouver de terribles divagations vis-à-vis de l’Ordre dans les livres ou les codes établis par leurs dirigeants pour orienter et diriger leurs relations avec Dieu et leurs semblables. La Kabbale est celui des ouvrages en question qui contient le plus grand nombre de ces divagations concernant l’union mystique avec Dieu et la croissance de la vie spirituelle. Quant aux déviations par rapport au bon ordre des relations avec les non-Juifs, elles figurent surtout dans le Talmud. »

Notes

Notes
1 Lettre encyclique Tametsi – Sur Jésus-Christ Rédempteur.
2 Lettre encyclique Mit Brennender Sorge – Sur la persécution de l’Eglise en Allemagne.

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