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Top 10 des hérésies conciliaires les plus explicites

Par Adrien Abauzit
hérésies conciliaires

« Nous sommes tous égaux. Il faut respecter tout le monde. Et le Seigneur est bon. Il sauvera tout le monde. Ça il ne faut pas le dire trop fort.  Le seigneur veut sauver tout le monde. »

Jorge Mario Bergoglio, 17 septembre 2021

Dans l’espoir d’ouvrir les yeux des conciliaires et des lefebvristes quant à la non-catholicité de la secte moderniste, j’ai dressé la liste de ce que je crois être ses hérésies les plus explicites.

Il me semble qu’il suffit d’avoir un minimum de formation catholique pour être convaincu de l’hétérodoxie absolue de l’enseignement « infaillible » de la secte conciliaire que je retiens ici.

1. Catholiques et Musulmans adorent le même Dieu (Vatican II, Lumen Gentium, 16) :

« les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique ».

Le catéchisme du Concile de Trente enseigne infailliblement qu’en se convertissant, l’infidèle se convertit à la « connaissance du vrai Dieu » (Quatrième partie, Chapitre 41, section 4) :

« Voyons maintenant à quoi tend particulièrement cette demande.

Premièrement nous demandons à Dieu que le Royaume de Jésus-Christ, qui est l’Église, s’étende au loin ; que les infidèles et les Juifs se convertissent à la Foi chrétienne et à la connaissance du vrai Dieu ; que les schismatiques et les hérétiques rentrent en eux-mêmes et reviennent à la Communion de l’Église dont ils se sont séparés, afin que soit accomplie et réalisée cette parole du Seigneur dans le Prophète Isaïe. »

Si les Infidèles, parmi lesquelles l’Église classe les musulmans, doivent se convertir à la « connaissance du vrai Dieu », c’est, par définition, parce que le « dieu » qu’ils « connaissent » à travers leur religion en est un faux.

2. Les sectes hérétiques et schismatiques sont des moyens de salut (donc hors de l’Église, il y a un salut) (Vatican II, Unitatis Redintegratio, 3) :

« En conséquence, ces Églises et communautés séparées [sectes hérétiques et schismatiques], bien que nous croyions qu’elles souffrent de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut, dont la vertu dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique. »

Hors de l’Église, il n’y a point de salut, encore moins dans les sectes (Concile de Florence, Cantate Domino, bulle, 4 février 1442) :

« Elle [L’Église] croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques, schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans “ le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges ” (Saint Matthieu 25,41), à moins qu’à la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés. »

3. On peut vivre en état de grâce tout en étant adultère (Bergoglio, Amoris Laetitia, 299, 301) :

« Non seulement ils [divorcés civilement remariés, entendre concubins] ne doivent pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme membres vivants de l’Église[Pour rappel, un membre vivant de l’Église est un catholique en état de grâce]. »

« Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘‘ irrégulière ’’ vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. »

La fornication, même déclinée dans le cadre d’un concubinage stable, a toujours été considérée par l’Église comme un péché mortel. Ce péché mortel ne saurait être que véniel au motif que les concernés n’auraient pas conscience de leur état, car leur péché est contraire à la loi naturelle, qui est gravée dans le cœur de chacun (Léon XIII Libertas Praestantissimum) :

« Il suit donc de là que la loi naturelle n’est autre chose que la loi éternelle, gravée chez les êtres doués de raison et les inclinant vers l’acte et la fin qui leur conviennent, et celle-ci n’est elle-même que la raison éternelle du Dieu créateur et modérateur du monde. »

4. L’adhésion ferme à une fausse religion est un effet du Saint-Esprit (Wojtyla-Jean-Paul II, Redemptor Hominis, 6) :

« N’arrive-t-il pas parfois que la fermeté de la croyance des membres des religions non chrétienneseffet elle aussi de l’Esprit de vérité opérant au-delà des frontières visibles du Corps mystique – devrait faire honte aux chrétiens, si souvent portés à douter des vérités révélées par Dieu et annoncées par l’Église, si enclins à laisser se relâcher les principes de la morale et à ouvrir les portes à une morale permissive ? »

Hors de l’Église il n’y a point de salut. Dès lors, par définition, l’Esprit saint ne peut maintenir une personne hors de l’Église – ce qui est synonyme de damnation – par « la fermeté de la croyance ».

5. La peine de mort est contraire à l’Évangile (« code de droit canon », article 2267)

« C’est pourquoi l’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que “ la peine de mort est inadmissible car elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde. »

L’Église catholique a toujours approuvé infailliblement la peine de mort (Catéchisme du concile de Trente, Partie 3, chapitre 33, section 1) :

« Il est une autre espèce de meurtre qui est également permise, ce sont les homicides ordonnés par les magistrats qui ont droit de vie et de mort pour sévir contre les criminels que les tribunaux condamnent, et pour protéger les innocents. Quand donc ils remplissent leurs fonctions avec équité, non seulement ils ne sont point coupables de meurtre, mais au contraire ils observent très fidèlement la Loi de Dieu qui le défend. Le but de cette Loi est en effet de veiller à la conservation de la vie des hommes, par conséquent les châtiments infligés par les magistrats, qui sont les vengeurs légitimes du crime, ne tendent qu’à mettre notre vie en sûreté, en réprimant l’audace et l’injustice par les supplices. C’est ce qui faisait dire à David : “ Dès le matin je songeais à exterminer tous les coupables, pour retrancher de la cité de Dieu les artisans d’iniquité. ” [1] Psal., 100, 8».

6. Il y a des saints en dehors de l’Église catholique (Wojtyla-Jean-Paul II, Ut unim sit, 84) :

« Si, pour toutes les Communautés chrétiennes [Wojtyla-Jean-Paul II parle ici des schismatiques orientaux], les martyrs sont la preuve de la puissance de la grâce, ils ne sont toutefois pas les seuls à témoigner de cette puissance. Bien que de manière invisible, la communion encore imparfaite de nos communautés est en vérité solidement soudée par la pleine communion des saints, c’est-à-dire de ceux qui, au terme d’une existence fidèle à la grâce, sont dans la communion du Christ glorieux. Ces saints proviennent de toutes les Églises et Communautés ecclésiales qui leur ont ouvert l’entrée dans la communion du salut. »

Il est de foi que les schismatiques et les hérétiques – ce que sont les mal nommés « orthodoxes » –  sont en dehors de la communion des saints (Saint Pie X, Catéchisme de la doctrine chrétienne, 124) :

« Celui-là est hors de la communion des saints qui est hors de l’Église, tels les damnés, les infidèles, les Juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés. »

Il va de soi que les moyens de la sainteté ne se trouve que dans l’Église (Saint Pie X, Catéchisme de la doctrine chrétienne, 124) :

« Les moyens de sainteté et de salut sont communs à tous les hommes appartenant à l’Église, c’est-à-dire aux fidèles qui, dans les écrits apostoliques, sont appelés saints ; leur communion ou participation à ces moyens est, dès lors, une communion des saints à des choses saintes. »

7. Dieu agit à travers les fausses religions, l’Église valorise cette action (Bergoglio, Fratelli Tutti, 277) 

« L’Église valorise l’action de Dieu dans les autres religions. »

Par définition, Dieu n’agit pas à travers les faux cultes et les faux dieux. L’Église ne valorise aucune autre religion que le catholicisme, car les fausses religions damnent (Léon XII, Ubi Primum, lettre encyclique, 5 mai 1824) :

« Il est impossible au Dieu véritable — la Vérité même, le meilleur, le plus sage Dispensateur, et le Rémunérateur des hommes bons — d’approuver toutes les sectes qui professent de faux enseignements souvent incompatibles et contradictoires entre eux, et de conférer à leurs membres des récompenses éternelles… par foi divine nous tenons un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême… C’est pourquoi nous professons qu’il n’y a pas de salut en dehors de l’Église. »

8. Église catholique et Église du Christ (Corps mystique du Christ) sont deux entités différentes (Vatican II, Lumen Gentium, 8)

« Cette Église[du Christ, entendre, Corps mystique du Christ] comme société constituée et organisée en ce monde, c’est dans l’Église catholique qu’elle subsiste, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui, bien que des éléments nombreux de sanctification et de vérité se trouvent hors de sa sphère, éléments qui, appartenant proprement par le don de Dieu à l’Église du Christ, portent par eux-mêmes à l’unité catholique. »

L’Église a toujours enseigné qu’elle est le Corps mystique du Christ, et non que le Cors mystique du Christ « subsiste » en elle (Saint Pie X, Il Fermo Proposito, lettre encyclique, 11 juin 1905) :

« L’Écriture nous enseigne, et la tradition des Pères nous le confirme, que l’Église est le corps mystique du Christ, corps régi par des pasteurs et des docteurs (Ephes., IV, 11), société d’hommes, dès lors, au sein de laquelle des chefs se trouvent qui ont de pleins et parfaits pouvoirs pour gouverner, pour enseigner et pour juger (Saint Matthieu, 28, 18-20 ; 16, 18-19 ; 18, 17 ; Tite II, 15 ; II Cor. X, 6 ; XIII, 10, etc.). »

Pie XII le rappellera dans Mystici Corporis Christi.

9. Le Christ est l’aspiration et l’aboutissement des fausses religions (Wojtyla-Jean-Paul II, Tertio Millennio adveniente, 6) :

« De cette façon, le Christ est la réalisation de l’aspiration de toutes les religions du monde et, par cela même, il en est l’aboutissement unique et définitif. »

Le Christ ne peut être l’aboutissement des fausses religions, puisque l’aboutissement des fausses religions est la damnation (Ubi Primum, Cantate Domino…)

10. Les apostats font partie de la communion des saints (audience générale, 2 février 2022) :

« Pensons-y, chers frères et sœurs : dans le Christ, personne ne peut jamais vraiment nous séparer de ceux que nous aimons parce que le lien est un lien existentiel, un lien fort qui est dans notre nature même ; seule la manière d’être ensemble avec chacun d’entre nous change, mais rien ni personne ne peut briser ce lien. “ Père, pensons à ceux qui ont renié la foi, qui sont apostats, qui sont les persécuteurs de l’Église, qui ont renié leur baptême : ceux-là aussi sont-ils à la maison ? ”. Oui, ceux-là aussi. Tous. Les blasphémateurs, tous autant qu’ils sont. Nous sommes frères. C’est la communion des saints. La communion des saints maintient ensemble la communauté des croyants sur la terre et dans le Ciel. Et sur la terre, les saints, les pécheurs, tout le monde. »

L’Église enseigne sans la moindre ambigüité possible que les apostats sont en dehors de la communion des saints (Saint Pie X, Catéchisme de la doctrine chrétienne, 124) :

« Celui-là est hors de la communion des saints qui est hors de l’Église, tels les damnés, les infidèles, les Juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés. »

Pie XII enseigne que les apostats sont en dehors de l’Église. Puisqu’un non catholique est étranger à la communion des saints, les apostats sont également étrangers à la communion des saints (Mystici Corporis Christi) :

« Car toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église. » 

Notes

Notes
1 Psal., 100, 8

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5 Commentaires

JB François 17 novembre 2022 - 7h53

j’ai peur que vous ne cous payiez de mots; vous cherchez dans des textes humains à justifier un rejet absolu d’autres humains; l’amour du prochain ne commande pas de savoir dans quelles mesures des paroles humaine sont fausses mais dans quelle mesure elles sont vraies; la conversion de nos frères passe par notre exemple; votre discours, quoique j’y adhère pour partie, souffre des travers qu’on retrouve chez les islamistes qui placent la lettre avant l’esprit.
N’oubliez pas que Jésus a été condamné au nom de textes.

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Brice Michel 17 novembre 2022 - 8h56

Bonjour, il ne s’agit pas d’ « un rejet absolu d’autres humains », il s’agit du rejet de l’hérésie car l’hérésie damne. Nous ne portons aucun jugement sur les personnes, il s’agit de rejeter des doctrines contraires à l’enseignement de l’Eglise, ce que doit faire tout catholique qui veut rester pleinement catholique.La première des charités est de défendre la vérité et ce dénoncer l’erreur, car pour se sauver il faut d’abord la foi.
-« Aucun crime n’offense si sérieusement Dieu et ne provoque sa plus grande colère que le vice de l’hérésie ». Saint Pie X, Editae Saepe, lettre encyclique, 26 mai 1910.
-« Si donc il y a un point qui ait été évidemment révélé par Dieu et que nous refusions de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine ».Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896.

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Benoît YZERN 23 décembre 2022 - 15h13

Point 4 : D’une part, les lubaciens et les wojtyliens ont fréquemment tendance à ignorer la place de la crédulité ou de la naïveté chez bien des personnes croyantes non chretiennes, ainsi que le rôle du conformisme culturel ou du contrôle social dans bien des traditions croyantes non chrétiennes, d’où une certaine tendance à idéaliser, à surlégitimer ou à survaloriser la sincérité des personnes croyantes non chrétiennes et la solidité des traditions croyantes non chrétiennes.

D’autre part, quel autre regard et quel autre discours sur les religions non chrétiennes attendre, en provenance de clercs qui s’en remettent très souvent à l’anthropocentrisme, à l’intersubjectivisme, au latitudinarisme, au phénoménologisme, au pneumatocratisme, au sentimentalisme et au transcendantalisme ?

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Benoît YZERN 23 décembre 2022 - 10h41

Point 4 : La position exprimée par Jean-Paul II dans Redemptor hominis est d’autant plus infondée qu’elle comporte une grande part d’ignorance ou de négligence du rôle de la crédulité ou de la naïveté chez bien des personnes croyantes non chrétiennes et du rôle du conformisme culturel ou du contrôle social dans bien des traditions croyantes non chrétiennes.

La religion chrétienne est porteuse d’une articulation, entre l’adhésion à la foi et l’usage de la raison, qui, quand elle est bien pensée et bien vécue, met le croyant chrétien en mesure de bien prendre conscience de certaines tendances ou tentations propices à la crédulité ou à la naïveté et au conformisme ou au contrôle, ce qui ne veut bien sûr pas dire que ces travers ne sont jamais présents chez aucun individu chrétien ou dans aucune communauté chrétienne.

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Benoît YZERN 23 décembre 2022 - 10h57

Point 4 : Que pouvons-nous attendre de différent de ce qui figure dans ce paragraphe de Redemptor hominis, en provenance d’un pape qui fonctionne, sur le plan intellectuel, à l’anthropocentrisme, à l’intersubjectivisme, au latitudinarisme, au phénoménologisme, au pneumatocratisme, au sentimentalisme (cf. Schleiermacher) et au transcendantalisme (cf. Kant), dans sa conception de la religion et dans celle des religions non chrétiennes ?

Si « apostasie » il y a, n’est-elle pas avant tout philosophique et théologique, au moyen d’une répudiation de Saint Augustin et/ou de Saint Thomas d’Aquin, avant d’être doctrinale et pastorale, depuis le Concile Vatican II ?

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