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Réfutation de l’hérésie du feeneyisme

Par Pierre Joly
Père Feeney

Voici un dossier complet de réfutation de l’hérésie du feeneyisme du Père Feeney, incluant des réponses détaillées aux différents échappatoires inventés notamment par les frères Dimond (https://vaticancatholique.com) dans leurs tentative de justifier cette hérésie.L’hérésie du feeneyisme consite à nier deux enseignements du Magistère de l’Eglise: le baptême de sang et le baptêmede désir.Selon le Père Feeney seuls ceux qui ont reçu le baptême d’eau sont sauvé.

« Lorsque le concile du Vatican reprendra ses travaux, je plaiderai humblement auprès de notre Saint-Père, le pape [Pie XII], pour qu’il réunisse immédiatement ses pouvoirs plénipotentiaires de déclaration infaillible pour éclaircir la confusion sauvage d’un discours visible concernant une Église invisible, ou alors les portes de l’enfer auront prévalu contre nous.Le plus grand souverain visible du monde, notre Saint-Père, dans sa robe blanche et sa calotte blanche, peut tout aussi bien retirer sa tiare papale, descendre de son trône doré et laisser le Christianisme à la nature des arrangements de comité envers qui il est soumis dans l’Amérique d’aujourd’hui, si nous continuons à prêcher lebaptême de désir“. »[1]Bread of Life, p. 42

Père Léonard Feeney

Contrairement aux modernistes qui prétendent faussement que tous ceux qui ne sont pas baptisés (ni de fait, ni de désir) n’encourent point le risque d’être damnés,[2]Benoît XVI a effectivement reconnu que même« S’il est vrai que les grands missionnaires du XVIème siècle étaient encore convaincus que ceux qui ne sont pas baptisés sont à jamais … Continue reading certains disciples du père Feeney (un ancien prêtre Jésuite excommunié par le pape Pie XII), soutiennent, sans aucune forme de prudence, que tous les catholiques seraient tenus de croire qu’aucun catéchumène,[3]Peter Dimond : « Le père Feeney faisait face à un dilemme insoluble ; à cause de sa position incorrecte selon laquelle un catéchumène peut être justifié sans le baptême … Continue readingni même aucune personne vivant dans un état d’ignorance invincible,[4]Peter Dimond : « Les “ignorants invincibles“ ne seront pas tenus responsables du péché d’infidélité, mais ils iront quand même en enfer. » (Cf. Hors de l’Église il … Continue reading n’échappera à la perdition s’il nest pas baptisé…


« – Peut-on être sauvé sans le baptême d’eau ? – Personne ne peut être sauvé sans le baptême d’eau. – Les âmes de ceux qui meurent dans l’état de justification sont-elles sauvées si elles n’ont pas reçu le baptême d’eau ? – Non. Elles ne sont pas sauvées. – Où vont ces âmes qui meurent si elles meurent dans l’état de justification sans avoir reçu le baptême d’eau ? – Je ne sais pas. – Vont-elles en enfer ? – Non. – Existe-t-il de telles âmes ? – Je ne sais pas et vous non plus ! »[5]Bread of life, p. 137

Père Léonard Feeney 

« La première place de tous les sacrements est tenue par le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle ; par lui nous devenons membres du Christ et du corps de l’Église. Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous (Romain 5 ; 12), si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit, nous ne pouvons, comme le dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux (Jean 3 ; 5). […] L’effet de ce sacrement est la rémission de toute faute originelle et actuelle, et de tout châtiment qui est dû pour cette faute»[6]Concile de Florence, Bulle Exultate Deo (22 Novembre 1439), Décret pour les Arméniens.

Pape Eugène IV

« La contrition, qui tient la première place parmi les actes du pénitent […] est une douleur de l’âme et une détestation des péchés commis avec le propos de ne plus pécher à l’avenir. En tout temps, ce mouvement de contrition a été nécessaire pour obtenir le pardon des péchés dans celui qui est tombé après le baptême, il prépare encore à la rémission des péchés s’il est joint à la confiance en la miséricorde divine et au désir de faire tout le reste requis pour recevoir ce sacrement comme il convient. Le saint concile déclare donc que cette contrition comprend non seulement l’abandon du péché, le propos et le début d’une vie nouvelle, mais aussi la haine de la vie antérieure […]. Le saint concile enseigne en outre que, même s’il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité qui réconcilie l’homme avec Dieu avant que la réception de ce sacrement ne soit effectivement reçue, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation sans le désir de ce sacrement, désir qui est inclus en elle. »[7]14ème session du concile de Trente (25 Novembre 1551), Doctrine sur le sacrement de pénitence, Chapitre 4.

Pape Jules III

« La contrition parfaite est la détestation des péchés commis, en tant qu’ils offensent Dieu notre Père, infiniment bon et aimable, et qu’ils ont causé la Passion et la Mort de notre Rédempteur, Jésus-Christ, Fils de Dieu. On l’appelle parfaite parce qu’elle naît d’un motif parfait, qui est l’amour filial de Dieu ou charité, et parce qu’elle nous obtient immédiatement le pardon des péchés. »

Catéchisme de la doctrine chrétienne publié par ordre de S.S le pape Saint Pie X (1912)[8]Partie III, Chapitre V, p. 89-90

Ainsi, dans le cas où un obstacle rendrait trop difficile l’accès au baptême d’eau, seule cette contrition parfaite pourrait suppléer à l’incapacité de recevoir ce sacrement, car à défaut d’être baptisé dans l’eau,[9]Luc 3 ; 16 : « Jean répondit, disant à tous : Pour moi, je vous baptise dans l’eau ; mais viendra un plus puissant que moi, […] lui vous baptisera dans l’Esprit-Saint … Continue reading il est toujours possible d’être baptisé dans l’Esprit-Saint.[10]Actes 11 ; 16 : « Alors je me souvins de la parole du Seigneur, lorsqu’il disait : Jean a baptisé dans l’eau ; mais vous, vous serez baptisés dans … Continue reading

Catéchisme du concile de Trente : « Comme ils ont l’usage de la raison, le désir et la résolution de recevoir le Baptême, joints au repentir de leurs péchés, leur suffiraient pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain les empêchait de se purifier dans les Fonts salutaires. »[11]Partie II, Chapitre XVI, § I.

Pape Pie XII : « Un acte d’amour peut suffire à l’adulte pour acquérir la grâce sanctifiante et suppléer au manque du baptême. »[12]Discours aux participants du congrès de l’Union Catholique Italienne des sages-femmes (29 Octobre 1951).

Néanmoins, il va sans dire que cette grâce ne pourrait point être accordée à ceux qui auraient refusé de recevoir le sacrement du baptême.[13]Saint Thomas d’Aquin : « Il y a deux façons de ne pas être baptisé. D’une part, ne l’être ni de fait ni de désir ; c’est le cas de ceux qui ne sont pas baptisés et ne veulent … Continue reading De plus, sachant qu’il est beaucoup plus difficile d’obtenir la rémission des péchés par la pénitence[14]Pape Jules III, 14ème session du concile de Trente (25 Novembre 1551), Décret sur le sacrement de pénitence, Chapitre II : « En outre, autre est le fruit du baptême et autre celui de … Continue readingque par l’eau du baptême,[15]Pape Paul III, 7ème session du concile de Trente (3 Mars 1547), Décret sur le sacrement du baptême, Canon 1 : « Si quelqu’un dit que le baptême de Jean a eu la même force que le … Continue readingde ce fait, lorsque des adultes désirant être baptisés se trouvent en danger de mort,[16]Catéchisme du concile de Trente Partie II, Chapitre XVI, § I : « Malgré cela, l’Église n’est pas dans l’usage de donner le baptême aux adultes aussitôt après leur conversion. Elle veut … Continue readingou qu’ils ont été suffisamment instruits au sujet de la foi chrétienne,[17]Actes 2 ; 36-38 : « Qu’elle sache donc très certainement, toute la maison d’Israël, que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. Ces choses … Continue readingl’Église a toujours préconisé de leur administrer ce sacrement le plus rapidement possible,[18]Actes 10 ; 42-48 : « Et il [Jésus-Christ] nous a commandé de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui que Dieu a établi juge des vivants et des morts. C’est … Continue readingafin que – dans le bénéfice du doute quant à l’état de leurs âmes[19]Actes 19 ; 1-4 : « Paul, […] vint à Ephèse et y trouva quelques disciples, et il leur demanda : […] “De quel baptême avez-vous donc été baptisés ?“ Ils … Continue reading– ces personnes puissent être assurées d’obtenir leur salut.[20]Pape Saint Sirice, Lettre à Himérius (385) : « Nous prescrivons d’administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler, ou aux … Continue readingLa même logique peut également s’appliquer à tous les enfants en bas âge,[21]Pape Paul III, 5ème session du concile de Trente (17 Juin 1546), Décret sur le péché originel, Canons 3 et 4 : « 3. Si quelqu’un affirme que le péché d’Adam – qui est transmis par … Continue readingcar – étant donné qu’ils ne possèdent pas encore l’usage de la raison nécessaire au désir du baptême,[22]Pape Innocent III, Lettre Maiores Ecclesiae causas à l’Archevêque Humbert d’Arles (1201) : « On ne peut admettre en effet que tous les petits enfants, dont tant meurent chaque jour, périssent … Continue reading– Dieu a donc voulu pour eux que le baptême d’eau soit leur seul et unique moyen d’obtenir la rémission des péchés.[23]Pape Pie XII, Discours au congrès de l’Union Catholique Italienne des sages-femmes (29 Octobre 1951) : « Si ce que Nous avons dit jusqu’ici regarde la protection et le soin de la vie naturelle, … Continue reading De là, nous savons qu’il est impossible d’être justifié sans les mérites de la passion du Christ[24]Pape Paul III, 6ème session du concile de Trente (13 Janvier 1547), Décret sur la justification, Chapitre 3 : « Mais bien que lui soit “mort pour tous“ (2 Corinthiens 5 ; 15), tous cependant … Continue reading qui nous sont communiqués non seulement par la foi[25]Pape Léon IV, Concile de Quierzy (Mai 853), Chapitre 4 : « De même qu’il n’y a aucun homme dont la nature n’ait pas été assumé dans le Christ Jésus Notre Seigneur, il n’y a aucun homme … Continue readingmais aussi par le baptême d’eau[26]Pape Clément V, 3ème session du concile de Vienne (6 Mai 1312), Constitution Fidei Catholicae : « Considérant l’efficacité générale de la mort du Christ, qui est également appliquée à … Continue reading ou par un désir sincère de recevoir ce sacrement.[27]Pape Paul III, 6ème session du concile de Trente (13 Janvier 1547), Décret sur la justification, Chapitre 4 : « La justification de l’impie est un transfert de l’état dans lequel l’homme … Continue readingDès lors, bien que nous devons croire avec certitude que le baptême d’eau est d’une importance capitale pour le salut[28]Catéchisme du concile de Trente, Partie II, Chapitre XV, § I et II : « Mais les pasteurs, traitant le même sujet, enseigneront avant tout aux fidèles que ce sacrement étant absolument … Continue reading– l’Église n’a pourtant jamais exclu la possibilité que certains catéchumènes, ou même quelques ignorants invincibles, puissent être sauvés sous certaines conditions…[29]Saint Alphonse de Liguori : « Or, le baptême de désir est la parfaite conversion à Dieu par la contrition ou l’amour de Dieu au-delà de toutes choses, accompagné d’un désir explicite ou … Continue reading

Pape Innocent III : « Tu m’as très sagement fait savoir par ta lettre qu’un juif qui s’est trouvé à l’article de la mort – et parce qu’il vivait parmi des juifs seulement – s’est plongé lui-même dans l’eau en disant : “Je me baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, Amen“. Or, tu me demande si ce juif, qui persévère dans la foi chrétienne, doit être baptisé. Quant à nous, nous répondons ainsi à ta fraternité qu’étant donné qu’il doit y avoir distinction entre celui qui baptise et celui qui est baptisé, comme le montrent à l’évidence les paroles du Seigneur disant aux apôtres : “Baptisez toutes les nations au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint“ (Matthieu 28 ; 19), le juif dont il est question doit être baptisé à nouveau par un autre, pour qu’il apparaisse qu’autre est celui qui est baptisé et autre celui qui baptise… Cependant, s’il était décédé aussitôt, il aurait rejoint immédiatement la patrie [céleste] en raison de sa foi au sacrement, même si ce n’était pas en raison du sacrement de la foi. »[30]Lettre Debitium officii pontificalis à l’évêque Bertold de Metz (28 Août 1206).

Pape Paul III : « Si quelqu’un dit que les sacrements de la Loi nouvelle ne sont pas nécessaires au salut, mais superflus, et que, sans eux ou sans le désir de ceux-ci, les hommes obtiennent de Dieu la grâce de la justification, étant admis que tous ne sont pas nécessaires à chacun : qu’il soit anathème. »[31]7ème session du concile de Trente (3 Mars 1547), Décret sur les sacrements en général, Canon 4.

« Sans le Baptême, personne ne peut être sauvé ; toutefois, lorsque le Baptême d’eau ne peut être reçu, il suffit du Baptême de sang – martyre souffert pour Jésus-Christ, – ou du Baptême de désir – amour de charité, désireux des moyens de salut institués par Jésus-Christ. »

Catéchisme de la doctrine chrétienne publié par ordre de S.S le pape Saint Pie X (1912)[32]Partie III, Chapitre I, p. 72

« On ne saurait douter que le martyre peut quelquefois remplacer le baptême ; et Cyprien nous en fournit une preuve sensible dans le fait du bon larron, à qui il a été dit : “Tu seras avec moi dans le paradis“ (Luc 23 ; 43). Après y avoir mûrement réfléchi, je crois pouvoir affirmer que le martyre pour le nom de Jésus-Christ n’a pas seul le privilège de suppléer le baptême, mais qu’on doit en dire autant de la foi et de la conversion du cœur, quand il est absolument impossible de recourir à l’administration du baptême. En effet, ce n’est pas pour le nom de Jésus-Christ que ce larron fut crucifié, mais en punition de ses crimes ; il ne souffrit pas à cause de la foi, mais il reçut la foi pendant ses souffrances. C’est ainsi que, en dehors du sacrement visible du baptême, nous trouvons dans ce larron la réalisation de cette parole de l’Apôtre : On croit de cœur pour la justice, et on confesse de bouche pour le salut“ (Romains 10 ; 10). Le même résultat se produit invisiblement lorsque le baptême est rendu impossible, non point par le mépris de la religion, mais par une nécessité instantanée. »[33]Du baptême contre les Donatistes, Livre IV, Chapitre XXII.

Saint Augustin 

Pour tenter de prouver le contraire, les Feeneyistes s’appuieront entre autres sur la condamnation des erreurs de Michel de Bay par le pape Saint Pie V.[34]Peter Dimond : « En condamnant un tel article de Michel de Bay, le pape [St Pie V] ne fait aucune déclaration positive ou négative quant à savoir si les catéchumènes peuvent obtenir la … Continue reading

Pape Saint Pie V, Bulle Ex omnibus afflictionibus (1er Octobre 1567), Erreurs de Michel De Bay concernant la nature de l’homme et la grâce, propositions n°31, 32 et 33 : « 31. La charité parfaite et sincère, qui naît d’un amour pur, d’une conscience bonne et d’une foi non feinte (1 Timothée 1 ; 5), peut se trouver aussi bien chez les catéchumènes que dans les pénitents sans rémission des péchés. 32. Cette charité, qui est la plénitude de la loi, n’est pas toujours jointe à la rémission des péchés. 33. Le catéchumène vit dans la justice,la droiture et la sainteté, observe les commandements de Dieu et accomplit la Loi par la charité, avant d’avoir obtenue la rémission des péchés qui est reçue seulement dans le bain du baptême. [Censure] : “Ces propositions ont été pesées par un examen rigoureux en notre présence ; bien que certaines puissent être soutenues dans une certaine mesure, au sens rigoureux et propre des termes visé par ceux qui les affirment, Nous les condamnons et les rejetons, comme étant selon le cas, hérétiques, erronées, suspectes, téméraires, scandaleuses et offensant les oreilles pieuses.“ »

Le problème ici, c’est que les Feeneyistes n’ont manifestement rien compris à la signification profonde de cette Bulle ; car en réalité, à travers la condamnation de ces trois propositions, le pape Saint Pie V n’enseignait pas uniquement qu’il était impossible de posséder une charité parfaite sans avoir obtenu la rémission des péchés (laquelle est indispensable à la justification), il enseignait aussi que cette rémission des péchés n’était pas reçue seulement dans le bain du baptême. Cette doctrine est tout à fait sensée, car non seulement ce souverain pontife n’excluait pas la possibilité qu’un catéchumène puisse ne pas être en état de grâce, mais de plus, il rappelait également que la rémission des péchés pouvait aussi s’obtenir avec une contrition parfaite. Cette compréhension de l’enseignement du pape Saint Pie V est d’autant plus évidente que, dans ce même document, ce même souverain pontife a également condamné toutes les propositions soutenant l’impossibilité d’obtenir la rémission des péchés sans la réception effective du sacrement du baptême.

Pape Saint Pie V, Bulle Ex omnibus afflictionibus (1er Octobre 1567), Erreurs de Michel De Bay concernant la nature de l’homme et la grâce, propositions n°43 et 71 : « 43. Dans l’homme qui se repent avant le sacrement de l’absolution, et dans le catéchumène avant le baptême, est donné la vraie justification, mais séparée de la rémission des péchés.71. Par la contrition, même si elle est parfaite par la charité et conjointe au vœu de recevoir le sacrement, hors du cas de nécessité ou du martyre, la faute n’est pas remise sans la réception actuelle du sacrement. [Censure] : Ces propositions ont été pesées par un examen rigoureux en notre présence ; bien que certaines puissent être soutenues dans une certaine mesure, au sens rigoureux et propre des termes visé par ceux qui les affirment, Nous les condamnons et les rejetons comme étant selon le cas, hérétiques, erronées, suspectes, téméraires, scandaleuses et offensant les oreilles pieuses. »

Or, cette fausse doctrine réprouvée par le pape Saint Pie V correspond précisément à la thèse soutenue par les Feeneyistes.[35]Peter Dimond : « Ainsi, si le “baptême de désir“ était vraie – c’est-à-dire, si le “désir“ pour le sacrement du baptême et/ou la contrition parfaite pouvait entrainer la … Continue readingNous pouvons d’ailleurs remarquer la parfaite similitude entre les propositions condamnées par le pape Saint Pie V et l’enseignement du Saint-Office.

Lettre du Saint-Office à l’archevêque de Boston (8 Août 1949) : « Ainsi, parmi ces enseignements du Christ, n’occupe pas une moindre place celui par lequel nous sommes tenus d’être incorporés par le baptême dans le Corps Mystique du Christ, qui est l’Église, et de demeurer unis au Christ et à Son Vicaire, par lequel Lui-Même gouverne d’une manière visible l’Église sur terre. De ce fait, personne ne sera sauvé si, sachant l’Église divinement établie par le Christ, il refuse néanmoins de se soumettre à l’Église ou refuse l’obéissance due au Pontife Romain, le Vicaire du Christ sur Terre. Or, le sauveur n’a pas seulement ordonné que tous les peuples entrent dans l’Église, mais il a décidé aussi que l’Église serait le moyen de salut, sans lequel nul ne peut entrer dans le Royaume de la gloire céleste. Dans son infinie miséricorde, Dieu a voulu que les effets nécessaires pour être sauvé – ces moyens de salut qui sont ordonnés à la fin dernière de l’homme non par nécessité intrinsèque[36]Les Feeneyistes prétendent à tort que « Ce baptême de désir est directement contraire à l’enseignement de fide de l’Église », car d’après eux, « le baptême de désir est … Continue readingmais uniquement par l’institution divine – puissent aussi être obtenues en certaines circonstances, lorsque ces moyens ne sont mis en œuvre que par le désir ou le souhait. Nous voyons cela clairement énoncé dans le saint concile de Trente au sujet soit du sacrement de régénération soit du sacrement de pénitence. Or, il faut en dire autant, à son propre degré, de l’Église, en tant qu’elle est le moyen général de salut. Car pour que quelqu’un obtienne le salut éternel, il n’est pas toujours requis qu’il soit effectivement incorporé à l’Église comme un membre, mais il est au moins requis qu’il soit uni par le vœu ou le désir. »

Pourtant, malgré ces faits indiscutables, les Feeneyistes persistent toujours à rejeter l’enseignement du Saint-Office en prétextant que celui-ci serait en contradiction avec la Bulle Cantate Domino du pape Eugène IV, ainsi qu’avec la Bulle Unam Sanctam du pape Boniface VII.[37]Peter Dimond : « Le lecteur peut facilement voir que le sens voulu du protocole 122/49 est un éloignement de la compréhension du dogme que la Saint Mère l’Église a présenté une … Continue reading

Mais malheureusement pour nos adversaires, ces deux documents sont très loin de nous fournir une preuve solide en faveur de leur thèse ; car, dans leurs textes respectifs, ces deux papes n’évoquent pas le statut des catéchumènes, et encore moins celui des ignorants invincibles, mais uniquement celui des impies qui suivent une fausse religion.[38]Pape Boniface VIII, Bulle Unam Sanctam (18 Novembre 1302) : « Si donc les Grecs ou d’autres disent qu’ils n’ont pas été confiés à Pierre et à ses successeurs, il leur faut … Continue reading Inutile donc, de chercher en vain à extrapoler le sens de certaines définitions dogmatiques pour tenter de nier l’évidence, à savoir que les catholiques qui ne sont pas baptisés en acte (bien qu’ils puissent parfois l’être en puissance) ne sont nullement visés par ces décrets, puisque l’Église interdit formellement à ses ministres de juger de telles personnes.

[39]Pape Jules III, 14ème session du concile de Trente (25 Novembre 1551), Décret sur le sacrement de pénitence, Chapitre II : « Il est absolument évident qu’il ne faut pas que le … Continue readingEn d’autres termes, il n’est donc pas impossible que certains catholiques n’ayant pas eu la possibilité de recevoir le baptême d’eau puissent, dans certaines circonstances, être agrégés à l’unité de l’Église avant la fin de leur vie.[40]1 Corinthiens 5 ; 13 : « Et ceux qui sont dedans, n’est-ce pas vous qui les jugez. Car ceux qui sont dehors, Dieu les jugera. »

Saint Basile de Césarée : « Et il y’a eu auparavant des champions de la véritable religion qui sont morts pour l’amour du Christ, non pas simplement au sens figuré, mais au sens factuel, et qui ont eu nul besoin des signes externes de l’eau pour leur salut, parce qu’ils ont été baptisés dans leur propre sang. Ainsi, je ne dis pas de dénigrer le baptême d’eau, mais de renverser les arguments de ceux qui s’exaltent eux-mêmes contre l’Esprit-Saint ; qui confondent les choses qui sont distinctes l’une de l’autre, et qui comparent celles qui n’admettent point de comparaison. »[41]Traité sur le Saint-Esprit, Chapitre XV.

Saint Augustin : « Assurément, je n’hésite pas à préférer à un hérétique baptisé un catéchumène catholique animé de la divine charité ; je préfère même dans l’unité catholique un bon catéchumène à un mauvais baptisé. Et cependant, je ne crois pas faire par-là injure au sacrement du baptême que l’un appelle de ses vœux et que l’autre a déjà reçu ; je ne pense pas non plus préférer le catéchuménat au sacrement du baptême, quoique j’admette parfaitement qu’un catéchumène peut être plus fidèle et meilleur qu’un chrétien baptisé. Le centurion Corneille, avant son baptême, n’était-il pas meilleur que Simon le magicien, déjà baptisé ? Le premier, avant son baptême, fut rempli du Saint-Esprit, tandis que le second, après son baptême, obéissait à l’inspiration de l’Esprit immonde. »[42]Du Baptême contre les Donatistes, Livre IV, Chapitre XXI, § 28.

Il est d’ailleurs important de rappeler que, dans les faits, les catéchumènes ne sont pas tous exclus de l’Église catholique.Code de droit canonique de 1917 : « Les catéchumènes qui sont morts non baptisés, sans que ce soit de leur faute, sont assimilables aux baptisés. »[43]Livre III, Partie II, Section I, Titre 12, Canon 1239, § 2

Les Feeneyistes s’obstineront en vain à remettre en cause l’orthodoxie de certaines prescriptions du droit canon[44]Peter Dimond : « De plus, le code de 1917 n’est pas une discipline infaillible de l’Église, comme en témoigne le fait qu’il contient une loi contredisant directement la discipline … Continue readingmais toutes leurs divagations sont sans valeur, car le pape Benoît XV a expressément statué que ce code était infaillible, et que celui-ci faisait autorité pour toute l’Église (sauf à quelques exceptions près).[45]Code de droit canonique de 1917, Livre I, Canon 1 : « Quoiqu’il fasse souvent état de la discipline de l’Église orientale, le Code ne régit cependant que l’Église latine, et il … Continue reading

Pape Benoît XV : « Avec une certaine science et dans la plénitude du pouvoir apostolique dont nous sommes investis, avec cette constitution à laquelle nous avons l’intention d’attribuer la validité perpétuelle, nous promulguons ce code tel qu’il a été rédigé, et décrétons et ordonnons qu’il ait désormais force de loi pour toute l’Église et nous le confions à votre sauvegarde et à votre vigilance. Afin que tous ceux qui sont responsables aient une connaissance complète des décrets de ce code avant leur entrée en vigueur, nous établissons et ordonnons qu’ils n’acquièrent force de loi que le jour de la Pentecôte de l’année prochaine, soit le 19 Mai de l’année 1918. […] Par conséquent, il est interdit à quiconque de violer cette page de notre constitution,ordonnance, restriction, suppression, dérogation, intention, et d’oser s’y opposer de manière imprudente. Quiconque a l’intention de tenter cela sait qu’il encoura l’indignation de Dieu tout-Puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul. »[46]Bulle Providentissima Mater (19 Mai 1917).

En conséquence, refuser de reconnaîtrel’infaillibilité du code de 1917, reviendrait tout simplement à nier le caractère infaillible de toutes les lois disciplinaires approuvées par l’Église.

Pape Pie VI, Constitution Auctorem Fidei (28 Août 1794), Erreurs du synode de Pistoie, proposition n°78 : « 78. Comme si l’Église,qui est régie par l’Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile […] mais même dangereuse, nuisible, et conduisant à la superstition et au matérialisme. Cette proposition est fausse, téméraire, scandaleuse, pernicieuse, offensante pour les oreilles pieuses, injurieuse pour l’Église et pour l’Esprit de Dieu par qui elle est régie, et pour le moins erronée. » Pape Grégoire XVI : « Ce serait donc un attentat, une dérogation formelle au respect que méritent les lois ecclésiastiques, de blâmer, par une liberté insensée d’opinion, la discipline que l’Église a consacrée, qui règle l’administration des choses saintes et la conduite des fidèles. »[47]Encyclique Mirari Vos (15 Août 1832).

Pape Grégoire XVI : « N’essayent-ils pas non plus de faire de l’Église quelque chose d’humain ? N’abaissent-ils pas ouvertement son autorité infaillible et la puissance divine par laquelle Elle est dirigée ? en croyant sa discipline actuelle sujette à la défectibilité, à l’obscurcissement et à d’autres inconvénients du même genre, et en imaginant qu’elle contient beaucoup de choses non seulement inutiles, mais même contraires au salut de la religion catholique. […] Est-ce que l’Église qui est la colonne et le soutien de la vérité, et qui, manifestement, reçoit sans cesse du Saint-Esprit l’enseignement de toute vérité, pourrait accorder ou permettre ce qui tournerait au détriment du salut des âmes et au mépris et au dommage d’un sacrement institué par le Christ ? »[48]Encyclique Quo qraviora (4 Octobre 1833).

Par ailleurs, non content de condamner certaines lois relatives à la discipline ecclésiastique, les défenseurs du père Feeney ne rougissent pas non plus d’affirmer que le catéchisme du concile de Trente[49]Peter Dimond : « Le catéchisme du concile de Trente n’est pas le concile de Trente. Il n’est pas infaillible à chaque paragraphe, mais seulement dans ces points de doctrine devant … Continue reading ainsi que celui de Saint Pie X[50]Peter Dimond : « Il convient de noter que ce catéchisme, bien qu’attribué au pape Saint Pie X, ne fut pas écrit et ne fut pas solennellement promulgué par celui-ci. Il n’y a pas de … Continue reading

ne seraient pas des documents infaillibles, mais que, bien au contraire, ceux-ci contiendraient même des hérésies. Mais là encore, ce discours est une insulte à l’égard de tous les papes légitimes qui ont approuvé ces ouvrages. Pape Clément XIII : « Nos prédécesseurs […] voulaient une autre œuvre préparée par ce saint concile qui couvrirait l’intégralité de l’enseignement que les fidèles devraient connaître et qui serait éloignée de toute erreur. Ils imprimèrent et distribuèrent ce livre sous le titre de Catéchisme Romain. Ils y compilèrent l’enseignement qui est commun à l’Église tout entière et qui est éloigné de tout danger et de toute erreur, et ils proposèrent de le transmettre ouvertement aux fidèles… »[51]Encyclique In Dominoco Argo (14 Juin 1756).

Pape Saint Pie X : « Ce catéchisme [de la doctrine chrétienne], en conséquence, […] Nous l’approuvons par la présente lettre, et Nous le prescrivons au diocèse et à la province ecclésiastique de Rome, interdisant que l’on y suive désormais un autre texte dans l’enseignement catéchistique. »[52]Lettre au cardinal-vicaire sur l’approbation de la nouvelle édition du catéchisme de la doctrine chrétienne (18 Octobre 1912).

Du reste, les Feeneyistes rejettent également la doctrine selon laquelle les personnes victimes d’une ignorance invincible peuvent, elles-aussi, avoir la possibilité d’être unies à l’Église à travers un désir implicite.[53]Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 27, p. 245Selon les adeptes du Feeneyisme, le principe même de l’ignorance invincible serait, en quelque sorte, une espèce d’indifférentisme religieux déguisé, qui consisterait à prétendre que toute personne aurait la possibilité d’obtenir son salut en adhérant à n’importe quelle religion.[54]Peter Dimond : « Là, l’hérésie rejaillit clairement : celui qui ne tient pas la foi catholique – qui est victime d’une “ignorance invincible“ – peut aussi être uni par … Continue reading

Or, cette compréhension erronée de ce que signifie réellement la notion d’ignorance invincible ne correspond pas du tout à la véritable définition de cette doctrine, telle que celle-ci nous a été infailliblement enseignée par le magistère ordinaire de l’Église.Lettre du Saint-Office à l’archevêque de Boston (8 Août 1949) : « Cependant, il n’est pas toujours nécessaire que ce vœu soit explicite, comme il l’est chez les catéchumènes, mais, quand l’homme est victime d’une ignorance invincible, Dieu accepte aussi un vœu implicite, ainsi appelé parce qu’il est inclus dans la bonne disposition de l’âme par laquelle l’homme veut conformer sa volonté à celle de Dieu.C’est l’enseignement clair de l’encyclique de Pie XII sur le corps mystique de Jésus-Christ. Le souverain pontife y distingue nettement ceux qui sont réellement incorporés à l’Église comme des membres et ceux qui ne sont unis à l’Église que par le vœu. […] Par ces sages paroles, il [Pie XII] condamne aussi bien ceux qui excluent du salut éternel tous les hommes qui sont unis à l’Église par un vœu implicite seulement, que ceux qui affirment faussement que les hommes peuvent également être sauvés dans toute religion.[55]Nous voyons ici que le contenu de ce texte contredit explicitement l’assertion du moderniste Bernard Sesboüé qui prétendait que le père Feeney « fut exclu de la Compagnie de Jésus et … Continue readingIl ne faut pas penser non plus que n’importe quelle sorte de désir d’entrer dans l’Église suffise pour être sauvé. Car il est nécessaire que le vœu qui ordonne quelqu’un à l’Église soit animé par la charité parfaite. Le vœu implicite ne peut avoir d’effet que si l’homme a la foi surnaturelle. »

Pape Pie XII : « Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas à l’organisme visible de l’Église, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, […] car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Église catholique. »[56]Encyclique Mystici Corporis Christi (29 Juin 1943).

Pape Pie IX : « À nouveau, nous devons mentionner et blâmer la très grave erreur dans laquelle malheureusement se trouvent certains catholiques qui pensent que des hommes vivants dans l’erreur et loin de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent parvenir à la vie éternelle. Or, cela est contraire au plus haut point à la doctrine catholique. Nous savons, ainsi que vous, que ceux qui souffrent d’une ignorance invincible concernant notre très sainte religion, en observant avec soin la loi naturelle et ses préceptes, gravés par Dieu dans le cœur de tous, et qui sont disposés à obéir à Dieu et mènent une vie honnête et droite, peuvent avec l’aide de la lumière et de la grâce divine, acquérir la vie éternelle ; car Dieu, qui voit parfaitement, scrute et connaît les esprits, les âmes, les pensées et les qualités de tous, dans sa très grande bonté et sa patiente, ne permet pas que quelqu’un soit puni des supplices éternels sans être coupable d’une faute volontaire. Mais nous connaissons parfaitement aussi le dogme catholique, à savoir qu’en dehors de l’Église catholique personne ne peut être sauvé et que ceux qui sont rebelles à l’autorité de cette même Église et à ses définitions, et qui sont opiniâtrement séparés de l’unité de cette Église et du pontife romain, le successeur de Pierre, à qui a été confié le gouvernement et la garde de la vigne, ne peuvent pas obtenir le salut éternel. »[57]Encyclique Quanto conficiamur moerore (10 Août 1863).

Pape Pie IX : « L’Église déclare ouvertement que l’unique espérance de salut pour l’homme se trouve dans la religion chrétienne, qui enseigne la vérité, dissipe les ténèbres de l’ignorance par l’éclat de sa lumière, et opère par la charité, et que cette espérance est placée dans l’Église catholique, qui, en maintenant le vrai culte, est le solide asile de cette foi et le temple de Dieu, hors duquel personne, à moins d’avoir l’excuse d’une ignorance invincible, ne peut avoir l’espoir de la vie et du salut. »[58]Encyclique Singulari Quidem (17 Mars 1856).

Ceci étant précisé, après avoir démontré que l’ignorance invincible n’a jamais été « une hérésie destructrice, oblitérant la nécessité de la foi catholique partout dans le monde »[59]Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 16, p. 105– comme le pensent à tort les avocats du père Léonard Feeney – il est utile de rappeler que les théologiens Jansénistes qui soutenaient cette opinion ont été infailliblement condamnés par l’Église.Pape Saint Pie V, Bulle Ex omnibus afflictionibus (1er Octobre 1567), Erreurs de Michel De Bay concernant la nature de l’homme et la grâce, proposition n°68 : « 68. L’infidélité purement négative, chez ceux à qui le Christ n’a pas été prêché, est péché. [Censure] : Ces propositions ont été pesées par un examen rigoureux en notre présence ; bien que certaines puissent être soutenues dans une certaine mesure, au sens rigoureux et propre des termes visé par ceux qui les affirment, Nous les condamnons et les rejetons comme étant selon le cas, hérétiques, erronées, suspectes, téméraires, scandaleuses et offensant les oreilles pieuses. »

Pape Alexandre VIII, Décret du saint-office (7 Décembre 1690), Erreurs des Jansénistes, proposition n°2 : « 2. Même s’il y avait ignorance invincible du droit naturel, dans l’état de nature déchue elle n’excuse pas du péché formel celui qui agit en vertu d’elle. [Censure] : propositions condamnées et prohibées comme étant selon le cas, téméraires, scandaleuses, malsonnantes, proches de l’hérésie, sentant l’hérésie, erronées, schismatiques et hérétiques. »

Pape Clément XI, Bulle Unigenitus Dei Filius (8 septembre 1713) Erreurs de Pasquier Quesnel, propositions n°78 : « 78. Quelqu’un est séparé du peuple élu, dont le peuple juif était la figure et dont le Christ est la tête, aussi bien en ne vivant pas selon l’Évangile qu’en ne croyant pas à l’Évangile. [Censure] : Nous déclarons, condamnons et réprouvons les propositions qui précèdent comme étant, selon le cas, fausses, captieuses, malsonnantes, offensantes aux oreilles pieuses, scandaleuses, pernicieuses, téméraires, injurieuses à l’Église et à ses usages, outrageantes, non seulement pour elle, mais pour les puissances séculières, séditieuses, impies, blasphématoires, suspectes d’hérésie, sentant l’hérésie, favorables aux hérétiques et aux hérésies, et même à un schisme, erronées, proches de l’hérésie, et souvent condamnées, enfin comme hérétiques et renouvelant diverses hérésies, principalement celles qui sont contenues dans les fameuses propositions de Jansénius, prises dans le sens dans lequel elles ont été condamnées. »Les Feeneyistes objecteront encore que l’ignorance invincible serait un “principe absurde“, voir même une “hérésie moderne“.[60]Peter Dimond : « La théorie que l’“ignorance invincible“ sauve peut aussi se réfuter en la réduisant à son principe absurde […]. Si les missionnaires étaient restés chez eux, … Continue reading Mais cette affirmation n’est rien d’autre qu’un mensonge éhonté, car la Révélation ne nous a jamais enseigné que toute ignorance était forcément coupable.

Psaumes 23 ; 6 : « Souvenez-vous de vos bontés, Seigneur, et de vos miséricordes des temps les plus anciens, et de mes ignorances, ne vous en souvenez pas. »

Matthieu 7 ; 11 : « Si donc vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vous enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-Il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ? »

Jean 10 ; 16 : « Mais j’ai d’autres brebis qui ne sont point de cette bergerie ; et il faut que je les amène, et elles entendront ma voix, et il n’y aura qu’un bercail et qu’un pasteur. »

Actes 10 ; 34-35 : « Alors, ouvrant la bouche, Pierre dit : “En vérité, je vois que Dieu ne fait point acception des personnes ; mais qu’en toute nation celui qui Le craint et pratique la justice, Lui est agréable. »Pape Pie IX : « D’un autre côté, il est nécessaire de tenir pour certain, que l’ignorance de la vraie religion, si cette ignorance est invincible, n’est pas une faute aux yeux de Dieu. Mais qui présumera s’arroger le droit de marquer les limites d’une telle ignorance, tenant compte des diverses conditions des peuples, des pays, des esprits, et la multiplicité infinie des choses humaines ? »[61]Allocution Singulari Quadam (9 Décembre 1854).

D’ailleurs, bien que l’ignorance invincible ne soit pas un obstacle au salut, il est évident que les individus qui demeurent dans cet état ne seront point justifiés sans la foi, car durant cette vie terrestre – c’est-à-dire avant la mort corporelle[62]Certains modernistes prétendent que Dieu donnera aux non-catholiques la possibilité de se convertir dans l’au-delà. Généralement, ces égarés justifient cette théorie hasardeuse en citant ce … Continue reading– Dieu accorde toujours les grâces nécessaires à la conversion, y compris à ceux qui vivent dans l’ignorance coupable…

1 Timothée 2 ; 1-4 : « Je demande donc instamment avant tout, qu’on fasse des supplications, des prières, des demandes, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et pour ceux qui sont en dignité afin que nous menions une vie paisible et tranquille en toute chasteté. Car cela est bon et agréable à notre Sauveur Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés, et viennent à la connaissance de la vérité. » Pape Saint Célestin Ier : « Lorsque ceux qui président aux saintes assemblées accomplissent la mission qui leur a été confiée, ils présentent à la clémence divine la cause du genre humain, et, toute l’Église gémissant avec eux, ils prient pour que la foi soit donnée aux infidèles, pour que les idolâtres soient délivrés des erreurs qui les laissent sans Dieu, pour que le voile qui couvre le cœur des juifs disparaisse et que la lumière de la vérité luise sur eux, pour que les hérétiques se repentent et acceptent la foi catholique, pour que les schismatiques reçoivent l’esprit d’une charité ranimée, pour qu’à ceux qui sont tombés soient donnés les remèdes de la pénitence, et enfin, pour qu’aux catéchumènes conduits au sacrement de la régénération soit ouvert le palais de la miséricorde céleste. »[63]Lettre Apostolici verba aux évêques de Gaule (Mai 431), Chapitre 8.

Pape Alexandre VIII, Décret du Saint-Office (7 Décembre 1690), Erreurs des Jansénistes, Proposition n°5 : « Les païens, les juifs, les hérétiques, et d’autres semblables, ne reçoivent aucune influence de Jésus-Christ ; et on peut en conclure justement que la volonté est en eux nue et désarmée, sans aucune grâce suffisante. [Censure : Propositions condamnées et prohibées comme étant selon le cas, téméraires, scandaleuses, malsonnantes, proches de l’hérésie, sentant l’hérésie, erronées, schismatiques et hérétiques.] »Pape Clément XI, Bulle Unigenitus Dei Filius (8 septembre 1713) Erreurs de Pasquier Quesnel, propositions n°26, 27 et 29 : « 26. Il n’est pas donné de grâces, sinon par la foi. 27. La foi est la première grâce, et la source de toutes les autres. 29. Hors de l’Église aucune grâce n’est concédée. [Censure] : Nous déclarons, condamnons et réprouvons les propositions qui précèdent comme étant, selon le cas, fausses, captieuses, malsonnantes, offensantes aux oreilles pieuses, scandaleuses, pernicieuses,téméraires, injurieuses à l’Église et à ses usages, outrageantes, non seulement pour elle, mais pour les puissances séculières, séditieuses, impies, blasphématoires, suspectes d’hérésie, sentant l’hérésie, favorables aux hérétiques et aux hérésies, et même à un schisme, erronées, proches de l’hérésie, et souvent condamnées, enfin comme hérétiques et renouvelant diverses hérésies, principalement celles qui sont contenues dans les fameuses propositions de Jansénius, prises dans le sens dans lequel elles ont été condamnées. »

Saint Augustin : «C’est que la grâce est nécessaire pour croire, pour mener une sainte vie et pour persévérer dans le bien. Pourquoi revenir si souvent sur ce sujet ? C’est que plusieurs aujourd’hui le méconnaissent parmi les chrétiens eux-mêmes. Déjà les Juifs attribuaient à la grâce la rémission des péchés, la guérison des langueurs de l’âme, l’exemption de la corruption et le couronnement des mérites. Et aujourd’hui que le Sauveur à répandu la grâce par tout l’univers, on peut la méconnaître comme la méconnaissaient les Pharisiens ? Mais la cause est jugée, car Rome a parlé. »[64]Sermon CXXXI.

Saint Alphonse de Liguori : « On a vu bien des infidèles et des hérétiques embrasser notre foi à l’article de la mort ; mais, par contre, on n’a jamais rencontré de catholique qui ait embrassé en mourant une secte dissidente. »[65]Œuvres complètes de S. Alphonse de Liguori, Tome II, éd. H. Casterman (1867), Vérité de la foi, Partie III, Chapitre XI, p. 344-345

« En conséquence de quoi, les éminentissimes et révérendissimes cardinaux de cette Suprême Congrégation, au cours d’une session plénière tenue le mercredi 27 juillet 1949, ont décrété, et l’auguste pontife [Pie XII] lors d’une audience du jeudi suivant le 28 juillet 1949, daigna donner son approbation, que les explications suivantes concernant la doctrine, et également que les invitations et exhortations concernant la discipline soient rendues : Nous sommes tenus par la foi divine et catholique de croire tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, que ce soit la Sainte Écriture ou la Tradition, et toutes choses que l’Église exige que soient crues comme divinement révélées, non seulement à travers les jugements solennels mais également à travers l’enseignement du magistère ordinaire et universel. […] De ce fait, on ne peut concevoir comment le St. Benedict Center peut prétendre être une école catholique et être tenue comme telle, et dans le même temps, ne pas se conformer aux prescriptions des canons 1381 et 1382 du Code de Droit Canon, et continuer à subsister comme une source de discorde et de rébellion contre l’autorité ecclésiastique, et comme une source de déstabilisation de tant de consciences. De plus, dépasse l’entendement, la manière dont un membre d’un institut religieux, à savoir le père Feeney, se présente comme un défenseur de la foi“, et dans le même temps, n’hésite pas à attaquer l’instruction du catéchisme, proposée par les autorités légitimes, et n’a même pas craint d’encourir les graves peines prescrites par les saints canons, causées par ses graves violations de ses devoirs comme religieux, prêtre et membre ordinaire de l’Église. Au final, il n’est pas sage qu’il soit toléré que certains catholiques s’arrogent le droit de publier un périodique dans le but de répandre des doctrines théologiques, sans la permission de l’autorité ecclésiastique compétente, nommée l’Imprimatur, laquelle est requise par les saints canons. Ainsi, qu’ils sachent, ceux qui, en grave péril, se sont rangés contre l’Église, et qu’ils gardent sérieusement à l’esprit qu’après que Rome ait parlé, ils ne pourront plus être excusés même pour des raisons de bonne foi.Certainement, leur lien et leur devoir d’obéissance envers l’Église est plus important que pour ceux qui ne sont qu’encore liés à l’Égliseque par un désir inconscient“. Qu’ils réalisent qu’ils sont des enfants de l’Église, nourris avec amour par le lait de sa doctrine et de ses sacrements, et que par conséquent, ayant entendu la voix nette de leur Mère, ils ne peuvent être excusés d’une ignorance coupable, et par conséquent, s’applique à eux,sans restriction, ce principe : la soumission à l’Eglise catholique et au Souverain Pontife est nécessaire pour le salut. »

Lettre du Saint-Office à l’Archevêque de Boston (8 Août 1949)

« Puisque le prêtre Leonard Feeney, résident de Boston (St. Benedict Center), qui depuis longtemps a été suspendu a divinis pour grave désobéissance envers l’autorité de l’Église, et malgré des avertissements et menaces répétées d’excommunication ipso facto, n’est pas revenu à la raison, les Très éminents et révérendissimes pères, chargés de la sauvegarde des matières de foi et de morale, ont, au cours d’une session plénièretenue le mercredi 4 février 1953, déclaré Leonard Feeney excommunié par tout effet législatif. Le jeudi 12 février 1953, notre très saint père Pie XII, pape par la providence Divine, a approuvé et confirmé le décret des éminentissimes pères, et ordonné qu’il en soit fait une matière de droit public. »

Décret du Saint-Office sur l’excommunication du père Léonard Feeney (13 Février 1953)

Abbé Anthony Cekada : « Les partisans du Père Feeney déversent des torrents d’encre pour répondre à la question : “Qui monte au ciel ?“ Ils feraient mieux de commencer par accepter la réponse de Vatican I et de Pie IX à la question : “Qui dois-je croire ?“ Au lieu de cela, ils proclament que le magistère ordinaire et universel a enseigné des erreurs pendant plusieurs siècles et que les catholiques ne sont pas tenus de s’y soumettre. C’est là une hérésie pure et simple, qui les place formellement “extra Ecclesiam“, où il y’a – comme nous le savons – “nulla salus“. »[66]Article : “Échanges de vues sur le baptême de désir. Erreur fondamental de ceux qui adhèrent à la thèse de Feeney : leur rejet des règles fixées par Vatican I et Pie IX quant à … Continue reading

Abbé Michel Marchiset : « Nous reconnaissons que le baptême de désir et le baptême de sang sont des enseignements de l’Église ; la théorie du père Léonard Feeney et de ses disciples (les Feeneyistes) est fausse. »[67]Communiqué de la Maison Sainte Philomène (1er Août 2019).

Mais non loin d’avoir l’honnêteté de reconnaître l’égarement manifeste du père Feeney, ses plus fidèles partisans se sont crus autorisés à juger quelques souverains pontifes, en s’arrogeant le droit de critiquer leurs enseignements. Par exemple, ces impies ont osé affirmer, avec une témérité déconcertante, que le pape Pie XII « eut le même rôle, sciemment ou non, que Judas qui vendit le Christ aux Juifs pour qu’ils puissent le crucifier. »[68]Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 30, p. 264Cette calomnie honteuse envers le pape Pie XII ressemble étrangement à une hérésie méchante qui fut autrefois condamnée par l’Église.

Pape Grégoire XII, 15ème session du concile de Constance (6 Juillet 1415). Erreurs de Jean Hus, Article n°20 : « 20. Si le pape est mauvais, et surtout s’il est réprouvé, il est, comme Judas Iscariote, un diable, un voleur et un fils de perdition, et non la tête de la sainte Église militante, puisqu’il n’en est même pas membre. » (Proposition condamnée). Pour ne rien arranger, ces hérétiques ont même poussé la malice jusqu’à avoir l’audace d’écrire ce qui suit : « Le pape Pie IXn’aurait pas dû se soucier d’essayer de satisfaire les esprits hérétiques des libéraux et des apostats qui refusent d’accepter le dogme de l’Église. Ilaurait dû simplement répéter le dogme plusieurs fois défini que tous ceux qui meurent sans la foi catholique sont perdus, et expliquer de façon claire que quiconque est de bonne volonté ne sera pas laissé dans l’ignorance de la vraie religion. Mais à cause de sa déclaration faiblement formulée, […] un véritable désastre s’ensuivit. […] Le pape Pie IX n’était pas aussi clair qu’il aurait pu l’êtredans la deuxième partie de Quanto Conficiamur Moerore[69]Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 16, p. 100-103Cette accusation délirante à l’encontre du pape Pie IX témoigne d’un mépris évident envers la fonction pontificale…

Pape Saint Pie X : « Lorsque l’on aime le pape, on ne déclare pas qu’il ne s’est pas exprimé de façon suffisamment claire, presque comme s’il devait être forcé de répéter à l’oreille de chacun la volonté clairement exprimée de si nombreuses fois, non seulement en personne, mais par des lettres et par d’autres actes publics. Lorsque l’on aime le pape, on ne met pas en doute ses ordres en y ajoutant le prétexte facile de ceux qui sont rétifs à obéir, selon lequel ce n’est pas le pape qui ordonne, mais ceux qui l’entourent. Lorsque l’on aime le pape, on ne limite pas le champ dans lequel il peut et doit exercer son autorité, on n’érige pas au-dessus de l’autorité du pape celle d’autres personnes, toutes instruites qu’elles soient, qui sont en désaccord avec le pape[70]Cette citation condamne non seulement l’attitude des Feeneyistes mais aussi celle de la FSSPX… Mgr Marcel Lefebvre : « Je ne veux pas que les gens deviennent hérétiques, mais je ne … Continue readingDes personnes qui, quelle que soit leur science, ne sont nullement saintes, car celui qui est saint ne peut être en désaccord avec le pape. »[71]Adresse aux prêtres de l’union apostolique (12 Novembre 1912).

Pape Léon X, Bulle Exurge Domine (15 Juin 1520) Erreurs de Martin Luther, Article n°28 : « 28. Si le pape pensait de telle ou telle manière avec une grande partie de l’Église, il ne se tromperait pas ; cependant, ce n’est ni un péché ni une hérésie de penser le contraire, surtout dans une question qui n’est pas nécessaire au salut, jusqu’à ce que le concile universel ait condamné une opinion et approuvé l’autre. [Censure] : Tout et chacun des articles ou erreurs précités, nous les condamnons, les réprouvons, et les rejetons totalement, selon les cas, comme hérétiques, ou scandaleux, ou faux, comme offensant les oreilles pieuses ou comme induisant en erreur les esprits simples et comme opposés à la vérité catholique. » De surcroît, en considérant la manière dont certains adeptes du Feeneyisme se sont permis de dénigrer le pape Pie IX, en le décrivant comme un lâche soucieux de plaire aux ennemis de l’Église (coupable d’avoir égaré ses fidèles à travers des déclarations ambigües), ainsi que de calomnier le pape Pie XII, en le désignant comme un traître de la pire espèce (digne successeur de Judas Iscariote), nous comprenons mieux maintenant pourquoi le père Feeney a été excommunié. Au final, la propagande mensongère des Feeneyistes nous aura au moins permis de mettre en lumière la malhonnêteté de leur argumentation, laquelle repose principalement sur un libre examen des documents pontificaux[72]Peter Dimond : « On a vu que le baptême de désir et le baptême de sang sont exclus de différentes manières par l’enseignement infaillible de l’Église catholique. Le fait … Continue readinget sur un jugement arbitraire des intentions de certains papes.[73]Peter Dimond : « Cependant, le vrai problème avec le pape Pie XII n’était pas ce qu’il disait sur le dogme, mais ce qu’il ne disait pas, et plus spécifiquement, ce qu’il permit … Continue reading

Pape Léon XIII : « La pensée ou l’intention, en tant qu’elle est une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l’Église mais celle-ci doit en juger la manifestation extérieure. »[74]Encyclique Apostolicae Curae (18 Septembre 1896).

Pape Pie XII : « Que parmi vous, il n’y ait pas de place pour l’orgueil du libre examen, qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l’esprit catholique, et selon lequel les individus n’hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique. »[75]Déclaration au congrès des Jésuites à Rome (10 Septembre 1958).

D’autre part, nous savons également que, parmi les plus ardents défenseurs du père Feeney, certains d’entre eux ont réussi à trouver de nombreux prétextes – tous plus absurdes les uns que les autres – afin de tenter de prouver l’invalidité de l’excommunication dont a été frappé leur père spirituel.[76]Peter Dimond : « Il [Pie XII] a permis la persécution et “l’excommunication“ ultérieure du père Léonard Feeney, soit par complicité volontaire, soit par négligence, pour avoir fait … Continue readingMais les adversaires acharnés du pape Pie XII ont manifestement oublié qu’il n’a jamais été permis aux fidèles de remettre en cause une sanction approuvée par un pape légitime…[77]En effet, il est impossible qu’un vrai pape puisse excommunier injustement un prêtre catholique… Pape Clément XI, Constitution Unigenitus Dei Filius (8 Décembre 1713), Erreurs Jansénistes de … Continue reading

Pape Grégoire XII, 8ème session du concile de Constance (4 Mai 1415), Erreurs de John Wyclif, proposition n° 30 : « 30. L’excommunication par le pape ou un quelconque prélat n’est pas à craindre, car elle est une sentence de l’Antéchrist. » (Proposition condamnée).   

Pape Grégoire XII, 15ème session du concile de Constance (6 juillet 1415), Erreurs de Jean Hus, Proposition n° 17 : « 17. Le prêtre du Christ qui vit selon la loi, possède une connaissance de l’Écriture et désire édifier le peuple, doit prêcher, nonobstant une prétendue excommunication. […] Si le pape ou quelque supérieur ordonne à un prêtre qui se trouve dans cette situation de ne pas prêcher, le subordonné ne doit pas obéir. » (Proposition condamnée)Au demeurant, on pourra noter que les deux principales structures affiliées aux thèses du père Léonard Feeney sont : 1) le “Saint Benedict Center“ (situé à Richmond dans le New Nampshire) et 2) le “Most Holy Family Monastery“ (situé à Fillmore, dans le comté d’Allegany, près de New York). Concernant, la première communauté, celle-ci a officiellement opéré un ralliement avec la secte conciliaire. En effet, d’après le témoignage de Basile Valuet, nous savons d’une part que « Feeney fut réintégré en 1972 », et d’autre part, que « Les multiples groupuscules issus de lui se sont progressivement agrégés […] les uns en même temps que Feeney, les autres plus tard. »[78]L’Église au défi des religions : évangélisation, conflit ou dialogue ? éd. Artège, Chapitre I, note de bas de page n°42.Ce fut par exemple le cas du fameux “Saint Benedict Center“ (institut fondé par le père Feeney) qui a d’ailleurs reconnu qu’une « réconciliation approuvée par Rome a été achevée en 1972 » par l’intermédiaire de « l’évêque auxiliaire Lawrence Riley. »[79]https://www.saintbenedict.com/sbc-hystory-6/

Quant à la seconde communauté, bien que cette dernière professe aujourd’hui la vacance du Saint-Siège (ce qui n’a pas toujours été le cas)[80]Peter Dimond : « Quand le frère Michael [Dimond] est entré au Monastère de la Très Sainte Famille, il était traditionaliste, mais il ne tenait pas la position sédévacantiste. Et … Continue readingcelle-ci considère pourtant les catholiques “non una cum“ comme des “schismatiques radicaux“,[81]Peter Dimond : « Et il y a un petit nombre de schismatiques radicaux qui disent en gros que c’est un péché mortel, une omission ou un manquement à la profession de la vraie foi de ne pas … Continue readingvoire peut-être même pire… Et pour cause, car en consultant le site officiel de cette organisation, nous pouvons y lire les informations suivantes : « Nous ne connaissons aucun prêtre, groupe ou communauté religieuse dans le monde (hormis notre monastère) tenant les positions correctes d’une façon publique, claire et non compromettante. […] Des prêtres sédévacantistes qui condamnent la vraie position sur le Baptême d’eau (c.-à-d., le refus du “baptême de désir“) comme hérétique ou comme constituant un péché mortel […] sont des hérétiques imposants. Ils ne sont une option pour aucun sacrement. Ils devraient être complètement évités. »[82]https://www.vaticancatholique.com/ou-recevoir-les-sacrements/#.YCDp6DSg-M8

De plus, dans un ouvrage publié en 2014, l’un des membres de cette confrérie écrivait aussi : « On ne peut pas soutenir un prêtre qui accepte le baptême de désir ou l’hérésie du salut pour “l’ignorant invincible“. […] Donc ceux qui, au courant des faits, continuent malgré tout de soutenir financièrement, même de la plus légère manière, les groupes croyant au baptême de désir et au salut de “l’ignorant invincible“ ou qui renient tout autre enseignement de l’Église, peuvent s’attendre, le Jour du Jugement Dernier, à s’aligner du côté des réprouvésayant souillé la foi. »[83]Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 36, p. 319

Dès lors, comme nous pouvons le constater, ces quelques disciples du père Feeney sont absolument convaincus d’être les seuls catholiques restants dans le monde. Mais si tel était vraiment le cas, alors cela voudrait dire que l’Église universelle aurait fait défection ; car, si l’on se fiait uniquement aux critères de “catholicité“ soigneusement établis par ce petit groupe de “néo-sarabaïtes“,[84]Saint Benoît de Nursie : « On sait qu’il y a quatre genres de moines. Le premier est celui des cénobites, qui vivent dans un monastère et combattent sous une règle et un abbé. Le … Continue readingnous serions alors logiquement amenés à supposer qu’il n’existerait actuellement plus aucun pasteur légitime au sein de l’Église militante.[85]« Aujourd’hui, il ne reste probablement plus aucun prêtre valide connu au monde qui ne soit pas hérétique ; et il n’y a quasiment aucun prêtre valide connu au monde qui puisse … Continue readingOr, d’un point de vue ecclésiologique, cette hypothèse n’est pas admissible en raison de la visibilité qui est nécessaire à l’Église.

Saint François de Sales : « Les pasteurs et les docteurs de l’Église sont visibles, donc l’Église est visible. »[86]Lettre ouverte aux protestants, Partie I, Chapitre II, Article I, § 4.

Saint Alphonse de Liguori : « Du reste, il a toujours été et il sera toujours nécessaire que l’Église soit visible en tout temps, afin qu’en tout temps chacun puisse apprendre la vraie doctrine de la bouche des pasteurs ecclésiastiques, recevoir les sacrements, et être dirigé dans la bonne voie, s’il vient à s’égarer. Si, au contraire, il arrivait parfois que l’Église fût cachée et invisible, à qui devrait-on recourir pour savoir ce qu’il faut croire et pratiquer afin d’acquérir le salut éternel ? “Comment les hommes croiront-ils au Seigneur, dit Saint Paul, s’ils n’en ont point entendu parler ? et comment en entendront-ils parler, si personne ne leur prêche ?“ (Romains 10 ; 14). Écoutez encore ce que le même Apôtre écrit aux Hébreux : “Obéissez à ceux qui sont établis pour vous gouverner, et restez soumis à leurs ordres ; car ils veillent pour le bien de vos âmes, comme devant en rendre compte à Dieu.“ (Hébreux 13 ; 17). Or, comment les fidèles pourraient-ils garder cette obéissance envers leurs prélats,[87]Code de droit canonique de 1917, Partie I, Section I, Canon 110 : « Quoique certains clercs reçoivent du Saint-Siège le titre de prélat, “honoris causa“, sans obtenir aucune … Continue readingsi l’Église était invisible, et que, par suite, ceux-ci leur fussent même inconnus ? C’est ce qui fait dire encore à Saint Paul, que le Seigneur a placé d’une manière visible des pasteurs et des docteurs dans son Église, afin que nous ne nous laissions pas emporter à tous les vents par des opinions humaines, et que nous ne soyons pas trompés par de faux docteurs qui enseignent l’erreur (Ephésiens 4 ; 11 et 14). […] C’est à l’aide de cet argument queSaint Augustin réfuta les Donatistes, qui soutenaient aussi qu’en ce temps-là, c’est-à-dire au cinquième siècle, l’Église avait cessé d’exister (In Ps. 101. conc. 2. n. 8 et 9). »[88]Œuvres complètes de S. Alphonse de Liguori, Tome II, éd. H. Casterman (1867), Vérité de la foi, Partie III, Chapitre V, p. 83-84

Ainsi, nous voyons clairement que la négation de l’indéfectibilité de l’Église est finalement une conséquence logique du Feeneyisme, dont les malheureux adeptes – sous prétexte de vouloir défendre le dogme selon laquelle il n’y a pas de salut en dehors de l’Église – en sont finalement arrivés à croire que, de nos jours, cette même Église serait entièrement privée de son sacerdoce, ce qui, en dernière instance, aurait fatalement pour conséquence de la rendre invisible.Pape Léon XIII : « Parce que l’Église est un corps, elle est visible aux yeux ; parce qu’elle est le corps du Christ, elle est un corps vivant, actif, plein de sève, soutenu qu’il est et animé par Jésus-Christ qui le pénètre de Sa vertu à peu près comme le tronc de la vigne nourrit et rend fertiles les rameaux qui lui sont unis. […]Il s’ensuit que ceux-là sont dans une grande et pernicieuse erreur, qui, façonnant l’Église au gré de leur fantaisie, se l’imaginent comme cachée et nullement visible »[89]Encyclique Satis Cognitum (29 juin 1896).

C’est là que se situe précisément le paradoxe de l’hérésie Feeneyiste, dont la plupart des partisans, qui professent à juste titre la nécessité d’appartenir à l’Église pour être sauvé, en viennent pourtant à soutenir de manière implicite, que non seulement l’Église se serait trompée – notamment sur la question du baptême du désir, du baptême de sang, de l’ignorance invincible, ou même du rôle de Marie dans la rédemption[90]MHFM soutient effectivement qu’en raison du fait « que seul Jésus-Christ a racheté l’homme », dès lors, « le titre “co-rédemptrice“ est faux et doit être rejeté. » … Continue reading– mais aussi que l’Église aurait disparu depuis plusieurs décennies.

Saint Augustin : « Les infidèles croient que la religion chrétienne doit durer un certain temps dans le monde, puis disparaître. Mais elle durera donc autant que le soleil : tant que le soleil continuera à se lever et à se coucher, c’est-à-dire tant que durera le cours même des temps, l’Église de Dieu, c’est-à-dire le corps du Christ, ne disparaîtra point du monde. »[91]In Psal. LXXI. (Cité dans l’encyclique Satis Cognitum du pape Léon XIII).

Abbé François Spirago : « L’Église est donc partout où il y a des chrétiens catholiques et des prêtres catholiques. […] L’Église est à la religion ce que le corps est à l’âme ; l’Église et la religion sont indissolublement unies. »[92]Catéchisme catholique populaire rédigé d’après les règles de la pédagogie pour l’époque contemporaine. Éd. P. Lethielleux (1903), Partie I, p. 145

En conséquence, si les catholiques devaient se convertir au Feeneyisme, ils seraient alors obligés d’admettre leur incapacité à trouver aujourd’hui, quelque part sur cette terre, le nom d’un seul prêtre, ou même d’un seul évêque qui n’aurait pas perdu la foi[93]Michael & Peter Dimond : « Personne ne nie que l’Église catholique puisse cesser d’exister dans tous les pays du monde à l’exception d’un seul.La visibilité de … Continue reading

Pape Pie IX : « De même qu’il envoya les apôtres qu’il s’était choisi dans le monde (Jean 15 ; 19) comme lui-même avait été envoyé par le Père (Jean 20 ; 21), ainsi voulut-il qu’il y eût dans son Église des pasteurs et des docteursjusqu’à la fin du monde“ (Matthieu 28 ; 20). »[94]4ème session du concile du Vatican (18 Juillet 1870), Préambule de la constitution dogmatique Pastor Æternus.

Saint Robert Bellarmin : « Au surplus, en dehors de l’Église ne se trouve aucun vrai pontife, ni de vrais prêtres, sans lesquels l’Église ne peut exister. »[95]Les controverses de la foi chrétienne contre les hérétiques de ce temps, Tome I, 1ère controverse, livre III, Chapitre IX.

Mgr Mark Anthony Pivarunas : « Selon ces âmes égarées, il n’y a plus d’évêques ou de prêtres légitimes disponibles pour offrir la Sainte Messe ou administrer les sacrements. Certains de ces malheureux “théologiens“ égarés sont partis en “mission“ pour détourner les fidèles de la réception des sacrements administrés par le clergé traditionnel. Les fidèles n’ont pas besoin d’être dérangés par ces fauteurs de troubles théologiques. Ils viennent et ils partent. […] Sans la messe et les sacrements, ils se privent eux-mêmes, ainsi que leurs enfants, de tant de grâces ! Quelle tragédie ! Prions pour ces pauvres âmes égarées. »[96]Article : “La question de la juridiction.“ Revue : “The Reign of Mary“ n°135 (2009).

Tout ceci devrait sérieusement faire réfléchir certains laïcs qui – ayant été contaminés par la mentalité dissidente du père Feeney – s’imaginent naïvement que « le Monastère de la Très Sainte Famille reste le seul et dernier rempart de la vraie foi catholique »[97]https://vraiefoicatholique.wordpress.com/alors même que cette communauté n’a jamais eu aucun pasteur pour la diriger … Pape Léon XII : « Comment l’Église peut-elle être votre mère si vous n’avez pas les pasteurs de l’Église, c’est-à-dire les évêques, comme pères ? »[98]Exhortation Aeterni Pastoris (2 Juillet 1826).

Pape Léon XIII : « Absolument aucun évêque ne les considère et ne les gouverne comme ses brebis. Ils doivent conclure de là, avec certitude et évidence, qu’ils sont des transfuges du bercail du Christ. […] Mais n’ayant plus un seul prêtre qui adhère à leur doctrine, ils ne peuvent même plus se prévaloir de cette apparence de la piété. Ils n’ont plus les sacrements, sauf le baptême, qu’ils confèrent, dit-on, sans solennité aux enfants ; baptême fructueux pour ceux-ci, pourvu qu’à l’âge de discrétion ils n’adhèrent point au schisme… »[99]Lettre Exima Nos Laetitia (19 Juillet 1893).

Cardinal Louis-Édouard Pie : « À défaut du pape, avez-vous au moins des évêques pour vous régir ? Non ; depuis longtemps vous ne possédez dans votre communion aucun évêque. […] Ainsi, de votre propre aveu, vous n’avez point d’épiscopat. Donc, dirons-nous encore, vous n’êtes point une assemblée chrétienne, puisque l’Église de Jésus-Christ, est bâtie sur le fondement des apôtres, et que, selon la parole célèbre de Cyprien, il faut nécessairement et indispensablement un évêque pour qu’il y ait une Église(Lib. De Uniatete Eccl). […] Puis, considérez votre État, et voyez que vous n’avez ni pape ni évêque pour vous gouverner. Et concluez que vous n’êtes pas de l’assemblée des chrétiens fidèles, et que vous ne faites pas partie de l’Église. La conséquence est inévitable, en même temps qu’elle est affreuse. Car c’est un principe fondamental que nul n’aura Dieu pour Père, s’il n’a pas l’Église pour Mère. Mais non seulement vous n’avez point de hiérarchie, point d’autorité enseignante ; je vais même plus loin : vous n’avez plus de sacerdoce, plus de ministres même secondaires. […] Mais enfin, nous vous demandons : où sont aujourd’hui vos prêtres, vos curés, les ministres de votre culte ? Et depuis quand une Église a-t-elle existé sans hiérarchie, sans sacerdoce, sans sacrifice, sans autel ? »[100]Première lettre pastorale du 25 Octobre 1851 aux dissidents de la petite-église à l’occasion du jubilé demi-séculaire.


Notes

Notes
1 Bread of Life, p. 42
2 Benoît XVI a effectivement reconnu que même« S’il est vrai que les grands missionnaires du XVIème siècle étaient encore convaincus que ceux qui ne sont pas baptisés sont à jamais perdus – ce qui explique leur engagement missionnaire – dans l’Église catholique d’après Vatican II, une telle conviction a été définitivement abandonnée. » (Cf. Conférence : “Au moyen de la foi. Doctrine de la justification et expérience de Dieu dans la prédication des exercices spirituels.“ Cité dans : La Rettoria del Gésu, Rome, 10 Octobre 2015). Et pourtant, cette conviction était loin d’être partagée uniquement par les grands missionnaires du XVIème siècle. Saint Jean Bosco (théologien du XVIIIème siècle) enseignait par exemple sur cette question « que Notre Seigneur Jésus-Christ a clairement dit que ceux qui ne sont pas guéris et régénérés par le baptême n’entreront pas dans le royaume des cieux» (Cf. L’Église catholique et sa hiérarchie, XB éditeur, p. 116). Ce simple fait démontre une nouvelle fois de manière incontestable que la contre-église de Vatican II s’écarte complètement de la tradition catholique.
3 Peter Dimond : « Le père Feeney faisait face à un dilemme insoluble ; à cause de sa position incorrecte selon laquelle un catéchumène peut être justifié sans le baptême d’eau» (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 35, p. 288).
4 Peter Dimond : « Lesignorants invinciblesne seront pas tenus responsables du péché d’infidélité, mais ils iront quand même en enfer. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 16, p. 99)
5 Bread of life, p. 137
6 Concile de Florence, Bulle Exultate Deo (22 Novembre 1439), Décret pour les Arméniens.
7 14ème session du concile de Trente (25 Novembre 1551), Doctrine sur le sacrement de pénitence, Chapitre 4.
8 Partie III, Chapitre V, p. 89-90
9 Luc 3 ; 16 : « Jean répondit, disant à tous : Pour moi, je vous baptise dans l’eau ; mais viendra un plus puissant que moi, […] lui vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu »
10 Actes 11 ; 16 : « Alors je me souvins de la parole du Seigneur, lorsqu’il disait : Jean a baptisé dans l’eau ; mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit-Saint. »
11 Partie II, Chapitre XVI, § I.
12 Discours aux participants du congrès de l’Union Catholique Italienne des sages-femmes (29 Octobre 1951).
13 Saint Thomas d’Aquin : « Il y a deux façons de ne pas être baptisé. D’une part, ne l’être ni de fait ni de désir ; c’est le cas de ceux qui ne sont pas baptisés et ne veulent pas l’être. Et c’est manifestement mépriser le sacrement, au moins chez ceux qui ont l’usage du libre arbitre. Ceux à qui le baptême fait défaut de cette façon ne peuvent parvenir au salut, puisque ni sacramentellement, ni spirituellement, ils ne sont incorporés au Christ qui seul peut nous sauver. D’autre part, on peut n’être pas baptisé de fait, mais en avoir le désir. C’est le cas de celui qui désire être baptisé, mais qui par accident est surpris par la mort avant d’avoir pu recevoir le baptême. Celui-là, sans avoir reçu de fait le baptême, peut parvenir au salut, à cause du désir du baptême, qui procède de la foi « qui agit par la charité », et par laquelle Dieu, dont la puissance n’est pas liée aux sacrements visibles, sanctifie intérieurement l’homme. » (Cf. Somme théologique, IIIa pars, Question 68, Article 2).
14 Pape Jules III, 14ème session du concile de Trente (25 Novembre 1551), Décret sur le sacrement de pénitence, Chapitre II : « En outre, autre est le fruit du baptême et autre celui de la pénitence. En effet, revêtant le Christ par le baptême (Galates 3 ; 27), nous devenons en lui une créature nouvelle, alors que nous obtenons en lui une rémission pleine et entière de tous les péchés. Nous ne pouvons nullement parvenir à cette nouveauté et à cette intégrité par le sacrement de la pénitence sans de grandes larmes et peines de notre part, ce qu’exige la justice divine. Aussi, la pénitence a-t-elle été dite à juste titre par les pèresun baptême laborieux“ (Grégoire de Naziance, Oratio 39 in sancta lumina, n. 17). »
15 Pape Paul III, 7ème session du concile de Trente (3 Mars 1547), Décret sur le sacrement du baptême, Canon 1 : « Si quelqu’un dit que le baptême de Jean a eu la même force que le baptême du Christ : qu’il soit anathème. »
16 Catéchisme du concile de Trente Partie II, Chapitre XVI, § I : « Malgré cela, l’Église n’est pas dans l’usage de donner le baptême aux adultes aussitôt après leur conversion. Elle veut au contraire qu’on le diffère un certain temps. Ce retard n’entraine point pour eux le danger qui menacent les enfants, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Cependant, il y’a quelquefois des raisons graves et même nécessaires de ne pas différer le baptême aux adultes, par exemple, s’ils se trouvent en danger de mort, ou s’ils sont parfaitement instruits des mystères de la foi. »
17 Actes 2 ; 36-38 : « Qu’elle sache donc très certainement, toute la maison d’Israël, que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. Ces choses entendues, ils [les Israélites] furent touchés de componction en leur cœur, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes, mes frères, que ferons-nous ? Et Pierre leur répondit : Faites pénitence, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, en rémission de vos péchés, et vous recevrez le don de l’Esprit-Saint. »
18 Actes 10 ; 42-48 : « Et il [Jésus-Christ] nous a commandé de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui que Dieu a établi juge des vivants et des morts. C’est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage que tous ceux qui croient en lui reçoivent, par son nom, la rémission des péchés. […] Alors Pierre dit : “Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu l’Esprit-Saint comme nous ?“ Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur Jésus-Christ. »
19 Actes 19 ; 1-4 : « Paul, […] vint à Ephèse et y trouva quelques disciples, et il leur demanda : […] “De quel baptême avez-vous donc été baptisés ?“ Ils répondirent : “Du baptême de Jean.“ Alors Paul répliqua : “Jean a baptisé le peuple du baptême de pénitence, leur disant de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus-Christ.“ Ces paroles entendues, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. »
20 Pape Saint Sirice, Lettre à Himérius (385) : « Nous prescrivons d’administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité quelconque de recevoir l’eau du baptême, de peur qu’il ne s’ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourant venait à perdre le royaume de Dieu et la vie éternelle. »
21 Pape Paul III, 5ème session du concile de Trente (17 Juin 1546), Décret sur le péché originel, Canons 3 et 4 : « 3. Si quelqu’un affirme que le péché d’Adam – qui est transmis par propagation héréditaire et non par imitation – est enlevé par les forces de la nature humaine ou par un autre remède que le mérite de l’unique médiateur notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a réconciliés avec Dieu dans son sang (Romain 5 ; 9), “devenu pour nous justice, sanctification et rédemption“ (1 Corinthiens 1 ; 30) ; ou s’il nie que ce mérite de Jésus-Christ soit appliqué aussi bien aux adultes qu’aux enfants par le sacrement conféré selon la forme et l’usage de l’Église : qu’il soit anathème. Car, “il n’est pas d’autre nom sous le ciel qui ait été donné aux hommes par lequel nous devons être sauvés“ (Actes 4 ; 12). D’où cette parole : “Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde“ (Jean 1 ; 19), et celle-ci : “Vous qui avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ“ (Galates 3 ; 27). 4. Si quelqu’un nie que les tout-petits, qui viennent de naitre de leur mère, doivent être baptisés, même s’ils viennent de parents baptisés, ou bien qu’ils sont certes baptisés pour la rémission des péchés, mais qu’ils ne portent rien du péché originel venant d’Adam qu’il est nécessaire d’expier par le bain de régénération pour obtenir la vie éternelle, d’où il s’en suit que pour eux la forme du baptême pour la rémission des péchés n’a pas un sens vrai, mais faux : qu’il soit anathème. »
22 Pape Innocent III, Lettre Maiores Ecclesiae causas à l’Archevêque Humbert d’Arles (1201) : « On ne peut admettre en effet que tous les petits enfants, dont tant meurent chaque jour, périssent sans que le Dieu de miséricorde qui veut que personne ne périsse, leur ait procuré à eux aussi un moyen de salut. […] Nous disons qu’il faut distinguer qu’il y’a un double péché : à savoir le péché originel et le péché actuel, l’originel qu’on contracte sans consentement, et l’actuel qui est commis avec le consentement. L’originel donc, qui est contracté sans consentement, est remis sans consentement en vertu du sacrement ; mais l’actuel qui est contacté avec consentement, n’est nullement remis sans consentement. La peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu, mais la peine du péché actuel est le supplice de la géhenne éternelle. […] Quant à ceux qui dorment et à ceux qui n’ont pas l’usage de la raison, si avant de perdre la raison ou de s’être endormi ils persistent à s’opposer et qu’il est visible que, pour eux, la décision de s’opposer est durable, même s’ils ont été baptisés dans cet état, ils ne reçoivent pas le caractère du sacrement ; il en irait autrement si auparavant ils avaient été catéchumènes et s’ils avaient l’intention d’être baptisés ; c’est pourquoi l’Église a coutume de les baptiser en cas de nécessité.»
23 Pape Pie XII, Discours au congrès de l’Union Catholique Italienne des sages-femmes (29 Octobre 1951) : « Si ce que Nous avons dit jusqu’ici regarde la protection et le soin de la vie naturelle, à bien plus forte raison devons-nous l’appliquer à la vie surnaturelle que le nouveau-né reçoit par le baptême. Dans l’ordre présent, il n’y a pas d’autre moyen de communiquer cette vie à l’enfant qui n’a pas encore atteint l’âge de raison. Et cependant, l’état de grâce, au moment de la mort, est absolument nécessaire au salut. Sans cela, il n’est pas possible d’arriver à la félicité surnaturelle, à la vision béatifique. »
24 Pape Paul III, 6ème session du concile de Trente (13 Janvier 1547), Décret sur la justification, Chapitre 3 : « Mais bien que lui soit “mort pour tous“ (2 Corinthiens 5 ; 15), tous cependant ne reçoivent pas le bienfait de sa mort, mais ceux-là seulement auxquels le mérite de sa Passion est communiqué. En effet, de même qu’en toute vérité les hommes ne naîtraient pas injustes s’ils ne naissaient de la descendance issue corporellement d’Adam […] ils ne seraient jamais justifiés s’ils ne renaissaient pas dans le Christ, puisque grâce à cette renaissance, leur est accordé les mérites de sa passion par laquelle ils deviennent juste. »
25 Pape Léon IV, Concile de Quierzy (Mai 853), Chapitre 4 : « De même qu’il n’y a aucun homme dont la nature n’ait pas été assumé dans le Christ Jésus Notre Seigneur, il n’y a aucun homme pour qui il n’a pas souffert, bien que tous pourtant ne soient pas rachetés par le mystère de sa Passion. Que tous ne soient pas rachetés par le mystère de sa Passion ne concerne ni la grandeur ni l’abondance du rachat, mais la partie des infidèles et de ceux qui ne croient pas de cette foi qui « agit par la charité » (Galates 5 ; 6). »
26 Pape Clément V, 3ème session du concile de Vienne (6 Mai 1312), Constitution Fidei Catholicae : « Considérant l’efficacité générale de la mort du Christ, qui est également appliquée à tous les baptisés par le baptême, Nous avons décidé que la deuxième opinion qui affirme que la grâce informante et les vertus sont conférées aux enfants comme aux adultes par le baptême, doit être retenue comme plus probable et plus conforme aux affirmations des saints et des docteurs modernes en théologie. »
27 Pape Paul III, 6ème session du concile de Trente (13 Janvier 1547), Décret sur la justification, Chapitre 4 : « La justification de l’impie est un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption de fils de Dieu (Romain 8 ; 15), par le second Adam, Jésus-Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : “Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit.“ (Jean 3 ; 5). »
28 Catéchisme du concile de Trente, Partie II, Chapitre XV, § I et II : « Mais les pasteurs, traitant le même sujet, enseigneront avant tout aux fidèles que ce sacrement étant absolument nécessaire à tous sans aucune exception pour obtenir la vie éternelle, rien n’était plus indiqué ni plus convenable pour en devenir la matière que l’eau, qui se trouve partout et que l’on peut se procurer si facilement. […] Quant au temps où l’obligation de recevoir le Baptême fut imposé à tous, il ne peut y avoir de doute. Les Auteurs ecclésiastiques conviennent que lorsque Notre Seigneur, après sa Résurrection dit aux Apôtres : “Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom de Père, du Fils et du Saint-Esprit“ (Matthieu 28 ; 19), au même moment, l’obligation de recevoir le baptême fut imposée à tous les hommes qui voudraient se sauver. » 
29 Saint Alphonse de Liguori : « Or, le baptême de désir est la parfaite conversion à Dieu par la contrition ou l’amour de Dieu au-delà de toutes choses, accompagné d’un désir explicite ou implicite pour le vrai baptême d’eau, qu’il remplace dans sa fonction de rémission des péchés. […] Ainsi, il estde fideque les hommes sont également sauvés par le baptême de désir en vertu […] du concile de Trente, session 6, chapitre 4, ou il est dit que personne ne peut être sauvé “sans le bain de régénération ou le désir de celui-ci“. » (Cf. Theologia Moralis, Tome VI, p. 95-97).
30 Lettre Debitium officii pontificalis à l’évêque Bertold de Metz (28 Août 1206).
31 7ème session du concile de Trente (3 Mars 1547), Décret sur les sacrements en général, Canon 4.
32 Partie III, Chapitre I, p. 72
33 Du baptême contre les Donatistes, Livre IV, Chapitre XXII.
34 Peter Dimond : « En condamnant un tel article de Michel de Bay, le pape [St Pie V] ne fait aucune déclaration positive ou négative quant à savoir si les catéchumènes peuvent obtenir la rémission des péchés avec la charité parfaite, parce que ce n’était pas ce qu’affirmait Michel de Bay. Le fait est que les catéchumènes ne peuvent pas avoir la rémission des péchés, car ils sont en dehors de l’Église. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 17, p. 171).
35 Peter Dimond : « Ainsi, si le “baptême de désir“ était vraie – c’est-à-dire, si le “désir“ pour le sacrement du baptême et/ou la contrition parfaite pouvait entrainer la justification chez une personne non-baptisée, comme la contrition parfaite et le désir du sacrement de pénitence peuvent apporter la justification sans le sacrement de pénitence chez une personne baptisée […] – Trente aurait inclut le concept de “désir“ dans les “causes“ de la première justification. Néanmoins, comme dit plus haut, Trente comporte un chapitre sur les “causes“ de la justification et ne mentionne rien de la sorte. Il n’y a rien d’enseigné à propos dudésirde la contrition ou du martyr comme cause de justification chez les non-baptisés tout simplement parce que lebaptême de désirest une fausse doctrine. »  (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 16, p. 88).
36 Les Feeneyistes prétendent à tort que « Ce baptême de désir est directement contraire à l’enseignement de fide de l’Église », car d’après eux, « le baptême de désir est l’idée que le baptême d’eau n’est pas nécessaire au salut de tous les hommes, sans exception… » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de Salut, Chapitre 19, p. 193). Or, comme l’explique l’Abbé Berthier, dans la théologie catholique, on « distingue deux nécessités de moyen dans l’ordre surnaturel, l’une privilégiée » qui est « un moyen nécessaire établi par Dieu pour arriver au ciel, mais qui peut être remplacée par un autre moyen » et « l’autre absolue, qui est telle que rien ne peut remplacer ce moyen, et que Dieu n’en dispense jamais… » (Cf. Abrégé de théologie dogmatique et morale, Partie II, Section II, Traité I, Chapitre III, p. 214). Cette remarque permet de réfuter aisément les sophismes de nos adversaires. 
37 Peter Dimond : « Le lecteur peut facilement voir que le sens voulu du protocole 122/49 est un éloignement de la compréhension du dogme que la Saint Mère l’Église a présenté une fois pour toute. Personne ne peut le nier. […] Il n’y a aucun moyen pour que l’enseignement du protocole 122/49 soit compatible avec l’enseignement du pape Eugène IV et du pape Boniface VIII. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 27, p. 244-245).
38 Pape Boniface VIII, Bulle Unam Sanctam (18 Novembre 1302) : « Si donc les Grecs ou d’autres disent qu’ils n’ont pas été confiés à Pierre et à ses successeurs, il leur faut reconnaître qu’ils ne font pas partie des brebis du Christ, car le Seigneur dit lui-même en Jean : “il y a un seul bercail, un seul et unique pasteur“ (Jean 10 ; 16).

[…] En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu’il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d’être soumise au pontife romain. »Pape Eugène IV, Concile de Florence, Bulle Cantate Domino (4 Février 1442), Décret pour les jacobites : « [La très sainte Église Romaine] croit fermement professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront “dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges“ (Matthieu 25 ; 41), à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle […] et que personne ne peut être sauvé, si grande que soit ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique. »

39 Pape Jules III, 14ème session du concile de Trente (25 Novembre 1551), Décret sur le sacrement de pénitence, Chapitre II : « Il est absolument évident qu’il ne faut pas que le ministre du baptême soit un juge, puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême. “En effet, m’appartient-il de juger ceux qui sont dehors ?“ – dit l’Apôtre – (1 Corinthiens 5 ; 12). »[1]1 Corinthiens 5 ; 13 : « Et ceux qui sont dedans, n’est-ce pas vous qui les jugez. Car ceux qui sont dehors, Dieu les jugera. »
40 1 Corinthiens 5 ; 13 : « Et ceux qui sont dedans, n’est-ce pas vous qui les jugez. Car ceux qui sont dehors, Dieu les jugera. »
41 Traité sur le Saint-Esprit, Chapitre XV.
42 Du Baptême contre les Donatistes, Livre IV, Chapitre XXI, § 28.
43 Livre III, Partie II, Section I, Titre 12, Canon 1239, § 2
44 Peter Dimond : « De plus, le code de 1917 n’est pas une discipline infaillible de l’Église, comme en témoigne le fait qu’il contient une loi contredisant directement la discipline infaillible de l’Église depuis le commencement concernant un point lié à la foi. […] Certains théologiens argumenteraient que seules les disciplines qui obligent l’Église tout entière – à la différence du code de 1917 – sont protégés par l’infaillibilité et l’autorité gouvernante de l’Église. […] Cela signifierait qu’une loi disciplinaire n’est pas une loi de l’Église “catholique“ (c’est-à-dire universelle) à moins que celle-ci n’oblige toute l’Église. Peu importe, le code de 1917 ne jouit pas de l’infaillibilité.
45 Code de droit canonique de 1917, Livre I, Canon 1 : « Quoiqu’il fasse souvent état de la discipline de l’Église orientale, le Code ne régit cependant que l’Église latine, et il n’oblige pas l’Église d’Orient, à moins qu’il ne s’agisse de dispositions l’atteignant par leur nature même. »
46 Bulle Providentissima Mater (19 Mai 1917).
47 Encyclique Mirari Vos (15 Août 1832).
48 Encyclique Quo qraviora (4 Octobre 1833).
49 Peter Dimond : « Le catéchisme du concile de Trente n’est pas le concile de Trente. Il n’est pas infaillible à chaque paragraphe, mais seulement dans ces points de doctrine devant être transmis à tous les fidèles car ces sujets représentent ce que l’Église a toujours enseigné. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 17, p. 125).
50 Peter Dimond : « Il convient de noter que ce catéchisme, bien qu’attribué au pape Saint Pie X, ne fut pas écrit et ne fut pas solennellement promulgué par celui-ci. Il n’y a pas de Bulle papale de sa part promulguant le catéchisme, donc c’est simplement un catéchisme faillible sorti durant son règne et qui reçut son nom pour titre. […] Ce catéchisme n’est pas infaillible parce qu’il n’a pas été promulgué solennellement depuis la chaire de Saint Pierre ou même spécifiquement par le pape. De plus, il est établi que ce catéchisme ne peut pas être infaillible du fait qu’il enseigne l’abominable hérésie qu’il y’a un salut en dehors de l’Église ! » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 19, p. 203).
51 Encyclique In Dominoco Argo (14 Juin 1756).
52 Lettre au cardinal-vicaire sur l’approbation de la nouvelle édition du catéchisme de la doctrine chrétienne (18 Octobre 1912).
53 Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 27, p. 245
54 Peter Dimond : « Là, l’hérésie rejaillit clairement : celui qui ne tient pas la foi catholique – qui est victime d’une “ignorance invincible“ – peut aussi être uni par un “vœu implicite“, aussi longtemps que celui-ci “veut conformer sa volonté à celle de Dieu“ […] ce qui montre que le protocole enseignait que des gens mourant non-catholiques et dans les fausses religions peuvent être sauvés. Ainsi, la déclaration du protocole ci-dessus n’est bien évidementet rien d’autreque l’hérésie qu’on peut être sauvé dans n’importe quelle religion ou sans religion tant que la moralité est maintenue. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 27, p. 245-246).
55 Nous voyons ici que le contenu de ce texte contredit explicitement l’assertion du moderniste Bernard Sesboüé qui prétendait que le père Feeney « fut exclu de la Compagnie de Jésus et excommunié par l’Église pour avoir accusé d’hérésie l’archevêque de Boston, qui avait affirmé que des non-catholiques pouvaient être sauvés. » (Cf. Article : “Hors de l’Église, pas de salut. Cet axiome faussement clair.“ publiée dans la revue “Études“, le 7 Août 2004, Tome 401, p. 65-75). Or, dans les faits, le motif invoqué par l’Église pour justifier son excommunication n’avait strictement rien à voir avec son refus d’adhérer à la croyance selon laquelle “des non-catholiques pouvaient être sauvés“. Et si l’Archevêque de Boston croyait réellement que “les hommes peuvent également être sauvés dans toute religion“ alors il n’était pas moins coupable d’hérésie que le père Feeney.
56 Encyclique Mystici Corporis Christi (29 Juin 1943).
57 Encyclique Quanto conficiamur moerore (10 Août 1863).
58 Encyclique Singulari Quidem (17 Mars 1856).
59 Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 16, p. 105
60 Peter Dimond : « La théorie que l’ignorance invinciblesauve peut aussi se réfuter en la réduisant à son principe absurde […]. Si les missionnaires étaient restés chez eux, les païens sincères auraient pu être sauvés pour n’avoir jamais entendu parler du Christ sans faute de leur part, selon l’hérésie de l’ignoranceinvincible. […] Donc, l’hérésie moderne du salut de l’ignorant invinciblerend la prédication aux païens contre-productive pour le salut des âmes. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 16, p. 116).
61 Allocution Singulari Quadam (9 Décembre 1854).
62 Certains modernistes prétendent que Dieu donnera aux non-catholiques la possibilité de se convertir dans l’au-delà. Généralement, ces égarés justifient cette théorie hasardeuse en citant ce verset : « Car c’est pour cela que l’Évangile a été prêché aux morts eux-mêmes, afin que jugés devant les hommes selon la chair, ils vivent devant Dieu selon l’esprit. » (1 Pierre 4 ; 6). Sauf qu’ici, en disant que “l’Évangile A ÉTÉ prêché aux morts“ (et non pas que “ l’Évangile SERA prêché aux morts) Saint Pierre indiquait clairement que le Christ était venu « aussi prêcher les esprits retenus en prison, qui avaient été incrédules autrefois, lorsqu’aux jours de Noé, ils se reposaient sur la patience de Dieu » (1 Pierre 3 ; 19-20). Autrement dit, le prince des Apôtres ne parlait pas ici des incrédules qui sont morts dans l’impiété après la venue du Christ, mais de « ceux qui étaient retenus dans les limbes, et qui avaient été incrédules du temps de Noé » (Cf. La Sainte Bible selon la Vulgate, traduite par l’abbé J.B Glaire, p. 2903, note de bas de page n°9). Par conséquent, rien ne prouve que les impies se convertiront après la mort. Le pape Pie IX a d’ailleurs réfuté cette hypothèse en déclarant : « Car en vérité, une fois libéré de nos chaînes corporelles, “nous verrons Dieu tel qu’il est” (1 Jean 3 ; 2) […] cependant, aussi longtemps que nous sommes sur terre, écrasés par cette masse mortelle qui épuise les âmes, nous tenons fermement que, conformément à l’enseignement catholique, il y aun seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême” (Éphésiens 4 ; 5) ; et il est illicite d’aller plus loin dans l’enquête. » (Cf. Allocution Singulari Quadam, 9 Décembre 1854).
63 Lettre Apostolici verba aux évêques de Gaule (Mai 431), Chapitre 8.
64 Sermon CXXXI.
65 Œuvres complètes de S. Alphonse de Liguori, Tome II, éd. H. Casterman (1867), Vérité de la foi, Partie III, Chapitre XI, p. 344-345
66 Article : “Échanges de vues sur le baptême de désir. Erreur fondamental de ceux qui adhèrent à la thèse de Feeney : leur rejet des règles fixées par Vatican I et Pie IX quant à la foi.“ (22 Mars 2014).
67 Communiqué de la Maison Sainte Philomène (1er Août 2019).
68 Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 30, p. 264
69 Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 16, p. 100-103
70

Cette citation condamne non seulement l’attitude des Feeneyistes mais aussi celle de la FSSPX… Mgr Marcel Lefebvre : « Je ne veux pas que les gens deviennent hérétiques, mais je ne veux pas non plus qu’ils deviennent schismatiques. On veut rester dans l’Église catholique. Et les gens le comprennent très bien. […] Ils veulent bien que l’on ne soit pas d’accord avec le pape, comme nous le sommes, mais ils ne veulent pas qu’il n’y ait pas de pape. Ils n’acceptent pas cela. » (Cf. Conférence aux séminaristes du 20 Mai 1983).

71 Adresse aux prêtres de l’union apostolique (12 Novembre 1912).
72 Peter Dimond : « On a vu que le baptême de désir et le baptême de sang sont exclus de différentes manières par l’enseignement infaillible de l’Église catholique. Le fait qu’aucun pape ne se soit levé pour condamner explicitement les théories par leur nom n’y change rien. Le fait qu’aucun pape depuis la fin des années 1800 n’ait retiré ces théories de leur inclusion dans des catéchismes ne prouve rien non plus. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 17, p. 164-165).
73 Peter Dimond : « Cependant, le vrai problème avec le pape Pie XII n’était pas ce qu’il disait sur le dogme, mais ce qu’il ne disait pas, et plus spécifiquement, ce qu’il permit de se produire avec le dogme Hors de l’Église pas de salut et le Père Leonard Feeney, S.J., que ce soit par silence ou négligence (et peut-être par son soutien direct). Ce qu’il permit de se produire fut un crime si capital qu’on ne peut pas le mesurer. […] Il eut le même rôle, sciemment ou non, que Judas qui vendit le Christ aux Juifs pour qu’ils pussent le crucifier. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 30, p. 258-263).
74 Encyclique Apostolicae Curae (18 Septembre 1896).
75 Déclaration au congrès des Jésuites à Rome (10 Septembre 1958).
76 Peter Dimond : « Il [Pie XII] a permis la persécution et “l’excommunication“ ultérieure du père Léonard Feeney, soit par complicité volontaire, soit par négligence, pour avoir fait ce que tout prêtre catholique devait faire, prêcher l’Évangile, défendre la foi, et adhérer au dogmes définis. Ce dernier délit fut le plus grave. […] À la lumière des faits ci-dessus, cette excommunication est scandaleuse et sans valeur. Le père Feeney n’était en rien coupable : il n’a nié aucune doctrine, et il a opéré dans la stricte conformité de la loi. » (Cf. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 30, p. 260-262).
77 En effet, il est impossible qu’un vrai pape puisse excommunier injustement un prêtre catholique… Pape Clément XI, Constitution Unigenitus Dei Filius (8 Décembre 1713), Erreurs Jansénistes de Pasquier Quesnel, Propositions n°91, 92 et 97 : «91. La crainte d’une excommunication injuste ne doit jamais nous empêcher de faire notre devoir ; nous ne sortons jamais de l’Église, même quand nous semblons en être expulsés par la méchanceté des hommes, aussi longtemps que nous sommes attachés à Jésus-Christ et à l’Église par la charité. 92. Plutôt souffrir en paix l’excommunication et l’anathème injuste que de trahir la vérité, c’est imiter saint Paul ; cela est loin de s’ériger contre l’autorité ou de rompre l’unité. 97. Il arrive trop souvent que les membres qui sont le plus saintement et le plus étroitement unis à l’Église soient regardés et traités comme indignes d’être dans l’Église, ou comme séparés d’elle. Mais le juste vit de la foi et non de l’opinion des hommes. [Censure] : Nous déclarons, condamnons et réprouvons les propositions qui précèdent comme étant, selon le cas, fausses, captieuses, malsonnantes, offensantes aux oreilles pieuses, scandaleuses, pernicieuses, téméraires, injurieuses à l’Église et à ses usages, outrageantes, non seulement pour elle, mais pour les puissances séculières, séditieuses, impies, blasphématoires, suspectes d’hérésie, sentant l’hérésie, favorables aux hérétiques et aux hérésies, et même à un schisme, erronées, proches de l’hérésie, et souvent condamnées, enfin comme hérétiques et renouvelant diverses hérésies, principalement celles qui sont contenues dans les fameuses propositions de Jansénius, prises dans le sens dans lequel elles ont été condamnées. »
78 L’Église au défi des religions : évangélisation, conflit ou dialogue ? éd. Artège, Chapitre I, note de bas de page n°42.
79 https://www.saintbenedict.com/sbc-hystory-6/
80 Peter Dimond : « Quand le frère Michael [Dimond] est entré au Monastère de la Très Sainte Famille, il était traditionaliste, mais il ne tenait pas la position sédévacantiste. Et puis, peu de temps après, il a suivi la position sédévacantiste après avoir mieux étudié le problème. » (Cf. Vidéo : “Was Bro. Michael Dimond always a sedevacantist ?“, publiée en Mars 2010).
81 Peter Dimond : « Et il y a un petit nombre de schismatiques radicaux qui disent en gros que c’est un péché mortel, une omission ou un manquement à la profession de la vraie foi de ne pas amener les gens à promettre […] qu’ils ne devront jamais plus assister aux messes […] où le nom de Benoît XVI est mentionné… » (cf. Vidéo : “Faux problème sur l’Una Cum / Non Una Cum“ publiée en Avril 2014).
82 https://www.vaticancatholique.com/ou-recevoir-les-sacrements/#.YCDp6DSg-M8
83 Peter Dimond. Hors de l’Église il n’y a absolument pas de salut. Chapitre 36, p. 319
84 Saint Benoît de Nursie : « On sait qu’il y a quatre genres de moines. Le premier est celui des cénobites, qui vivent dans un monastère et combattent sous une règle et un abbé. Le deuxième est celui des anachorètes ou ermites, dont la vie n’en est plus à la ferveur des débutants. […] Bien entrainés dans les rangs des frères pour le combat singulier du désert, et suffisamment assurés désormais pour se passer du secours d’autrui, ils sont capables, avec l’aide de Dieu, de combattre seuls les vices de la chair et des pensées. Le troisième genre de moines est détestable, c’est celui des sarabaïtes. […] À deux ou trois ou même seuls, sans pasteur, ils s’enferment non dans les bergeries du Seigneur, mais dans leur propre bercail. Ils n’ont pour loi que la satisfaction de leur désir ; tout ce qu’ils ont imaginé et choisi, ils le déclarent saint, et ce qu’ils n’acceptent pas, ils le tiennent pour illicite. Le quatrième genre de moines est celui dit des gyrovagues. Ceux-là passent leur vie à circuler de province en province, […] toujours errants et jamais stables, asservis à leurs propres volontés et aux plaisirs de la bouche, pires à tous égards que les sarabaïtes. » (Cf. La Règle de Saint Benoît, éd de Solesmes, 2011, p. 13-14).
85 « Aujourd’hui, il ne reste probablement plus aucun prêtre valide connu au monde qui ne soit pas hérétique ; et il n’y a quasiment aucun prêtre valide connu au monde qui puisse être approché pour la communion eucharistique. » (Cf. https://vraiefoicatholique.wordpress.com/faux-catholiques-se-disant-traditionalistes/). 
86 Lettre ouverte aux protestants, Partie I, Chapitre II, Article I, § 4.
87 Code de droit canonique de 1917, Partie I, Section I, Canon 110 : « Quoique certains clercs reçoivent du Saint-Siège le titre de prélat, “honoris causa“, sans obtenir aucune juridiction [ordinaire], le droit nomme “prélats“, selon la vraie acception du mot, les clercs, soit séculiers, soit réguliers, qui obtiennent la juridiction ordinaire au for externe. »
88 Œuvres complètes de S. Alphonse de Liguori, Tome II, éd. H. Casterman (1867), Vérité de la foi, Partie III, Chapitre V, p. 83-84
89 Encyclique Satis Cognitum (29 juin 1896).
90 MHFM soutient effectivement qu’en raison du fait « que seul Jésus-Christ a racheté l’homme », dès lors, « le titre “co-rédemptrice“ est faux et doit être rejeté. » (cf. https://www.vaticancatholique.com/pour-refuter-ceux-qui-disent-que-marie-est-co-redemptrice/). Paradoxalement, le positionnement de MHFM donne indirectement raison à Bergoglio, puisque ce dernier a lui-aussi rejeté cette croyance en prononçant ces paroles : « Elle [Marie] ne s’est jamais présentée commeco-rédemptrice“. […] Quand ils viennent à nous avec ces histoires [en disant] que nous devrions déclarer ceci, ou faire tel autre dogme de cela, ne nous perdons pas dans ces bêtises … » (Cf. Homélie à la Basilique Vaticane, 12 Décembre 2019). Sur cette question, Joseph Ratzinger est même allé encore plus loin que son successeur en écrivant que « Le concept de co-rédemptrice s’écarte aussi bien de l’Écriture que des écrits patristiques» (Cf. Voici quel est Notre Dieu, 2001, p. 215). Pourtant, dans l’esprit des catholiques qui utilisent cette expression, le titre de “co-rédemptrice“ n’a jamais signifié que Marie avait racheté tous les péchés de l’humanité comme l’a fait le Christ par son sacrifice. En réalité, le terme de “co-rédemptrice“ indique

simplement que Marie a collaboré efficacement à la Rédemption du genre humain, en acceptant d’accomplir la double mission qui lui avait été confiée par Dieu (Luc 1 ; 38), à savoir, d’une part, de mettre au monde l’unique Rédempteur (Luc 1 ; 31-33), et d’autre part, de l’accompagner dans sa Passion (Luc 2 ; 35). Par conséquent, même si Marie ne peut pas être élevée au même rang que son Divin Fils (ce qui, bien évidemment, serait absurde) il n’en demeure pas moins qu’Elle a participé activement aux mérites de la Passion du Christ, en partageant toutes les souffrances qu’Il a enduré sur la croix, bien qu’Elle n’ait pas éprouvé dans sa chair la douleur de son martyr. C’est donc dans ce sens, et en ce sens uniquement, que nous pouvons considérer Marie comme notre “co-rédemptrice“, tout comme nous la considérons également comme notre “Avocate“ parce que nous savons aussi qu’Elle est la Mère de Notre Seigneur (Luc 1 ; 43) qui est Lui-même « un Avocat auprès du Père » (1 Jean 2 ; 1). Dès lors, le jour où un vrai pape reprendra enfin le contrôle du Siège du Bienheureux Pierre, il y’a de bonne raison d’espérer que ce dernier définira solennellement le dogme de la “co-rédemption“, conformément à l’enseignement infaillible de ses légitimes prédécesseurs…

Pape Léon XIII, Encyclique Supremi apostolatus officio (1er Septembre 1883) : « En effet, la Vierge exempte de la souillure originelle, choisie pour être la Mère de Dieu, et par cela même associée à lui dans l’œuvre du salut du genre humain, jouit auprès de son Fils d’une telle faveur et d’une telle puissance que jamais la nature humaine et la nature angélique n’ont pu et ne peuvent obtenir. »

Pape Léon XIII, Encyclique Adjutricem populi (5 Septembre 1895) : « Car de là, selon les desseins de Dieu, Elle [Marie] a commencé à veiller sur l’Église, à nous assister et à nous protéger comme une Mère, de sorte qu’après avoir été coopératrice de la Rédemption humaine, Elle est devenue aussi, par le pouvoir immense qui lui a été accordé, la dispensatrice de la grâce qui découle de cette Rédemption pour tous les temps. »

Pape Saint Pie X, Encyclique Ad diem illum laetissimum (2 Février 1904) : « Aussi, entre Marie et Jésus, il y’a une perpétuelle société de vie et de souffrance, qui fait qu’on peut leur appliquer à égal titre cette parole du prophète : “Ma vie s’est consumée dans la douleur et mes années dans les gémissements“ (Psaumes 30 ; 11). Et quand vint pour Jésus l’heure suprême, on vit la Vierge “debout auprès de la croix, saisie sans doute par l’horreur du spectacle, mais heureuse pourtant de ce que son Fils s’immolait pour le salut du genre humain, et participant d’ailleurs tellement à ses douleurs que de prendre sur elle les tourments qu’il endurait, lui aurait paru, si la chose était possible, infiniment préférable.“ (S. Bonav., I Sent., d. 48, ad Litt., dub. 4). La conséquence de cette communauté de sentiment entre Marie et Jésus, c’est que Mariemérita très légitimement de devenir la réparatrice de l’humanité déchue“ (Eadmeri mon., De Excellentia Virg. Mariae, c. IX), et la dispensatrice de tous les trésors que Jésus nous a acquis par sa mort et par son sang. Certes, on ne peut pas dire que la dispensation de ces trésors ne soit pas un droit propre et particulier de Jésus-Christ, car ils sont les fruits exclusifs de sa mort, et lui-même est, de par sa nature, le médiateur de Dieu et des hommes. Toutefois, en raison de cette société de douleurs et d’angoisses entre la Mère et le Fils, il a été donné à cette auguste Vierge “d’être auprès de son Fils unique la très puissante médiatrice et avocate du monde entier“ (Piux IX, in Bull. Ineffabilis). […] Il s’en faut donc grandement que Nous attribuions à la Mère de Dieu une vertu productrice de la grâce, vertu qui est de Dieu seul. Néanmoins, parce que Marie l’emporte sur tous en sainteté et en union avec Jésus-Christ et qu’elle a été associée par Jésus-Christ à l’œuvre de la Rédemption, Elle nous mérite “de congruo“ [de congruité], comme disent les théologiens, ce que Jésus-Christ nous a mérité “de condigno“ [de condignité], et elle est le ministre suprême de la dispensation des grâces. »

Pape Pie XI, Lettre apostolique Explorata res (2 Février 1923) : « L’enseignement des docteurs de l’Église, confirmée par la continuelle expérience ressentie par le peuple chrétien, affirme très fortement que la Vierge douloureuse a participé à l’œuvre de la Rédemption avec le Christ, et qu’ainsi constituée Mère des hommes, elle veille sur eux d’un cœur très aimant, comme envers des fils qui lui ont été recommandés par un testament d’une divine charité. » Pape Pie XI, Allocution aux pèlerins de Vicenza (30 Novembre 1933) : « Le Rédempteur se devait, par la force des choses, d’associer sa Mère à son œuvre. C’est pourquoi nous l’invoquons sous le titre deco-rédemptrice“. »

91 In Psal. LXXI. (Cité dans l’encyclique Satis Cognitum du pape Léon XIII).
92 Catéchisme catholique populaire rédigé d’après les règles de la pédagogie pour l’époque contemporaine. Éd. P. Lethielleux (1903), Partie I, p. 145
93 Michael & Peter Dimond : « Personne ne nie que l’Église catholique puisse cesser d’exister dans tous les pays du monde à l’exception d’un seul.La visibilité de l’Église n’exige pas qu’on aperçoive les fidèles ou la hiérarchie dans chaque emplacement géographique du globe. Cela n’a jamais été le cas. […]Le magistère de l’Église catholique n’a jamais enseigné qu’il fallait toujours qu’il y ait un certain nombre d’évêques ou de fidèles pour que l’Église existe. Tant qu’il y’a au minimum un prêtre ou un évêque et au moins quelques fidèles, l’Église et sa hiérarchie sont toujours vivantes et visibles. Aujourd’hui, il reste beaucoup plus qu’une poignée de fidèles pour maintenir la foi catholique inchangée. Ainsi, l’argument de nos opposants du point de vue de la visibilité est dépourvu de valeur et contraire aux prophéties de la Sainte Écriture. […] Dans ce reste de fidèles, l’Église catholique a subsisté et perduré dans sa mission d’enseigner, gouverner et sanctifier sans évêque gouvernant, prouvant ainsi que l’indéfectibilité de l’Église du Christ, et sa mission d’enseigner, gouverner et sanctifier, ne requiert pas la présence d’un évêque juridictionnel. Il faut aussi noter que la hiérarchie peut se définir de deux façons : la hiérarchie juridictionnelle et la hiérarchie ecclésiastique. […] Il est possible que la hiérarchie existe tant que perdure la hiérarchie ecclésiastique. » (Cf. La vérité sur ce qui est réellement arrivé à l’Église catholique après Vatican II. Chapitre 21, p. 334-336).
94 4ème session du concile du Vatican (18 Juillet 1870), Préambule de la constitution dogmatique Pastor Æternus.
95 Les controverses de la foi chrétienne contre les hérétiques de ce temps, Tome I, 1ère controverse, livre III, Chapitre IX.
96 Article : “La question de la juridiction.“ Revue : “The Reign of Mary“ n°135 (2009).
97 https://vraiefoicatholique.wordpress.com/
98 Exhortation Aeterni Pastoris (2 Juillet 1826).
99 Lettre Exima Nos Laetitia (19 Juillet 1893).
100 Première lettre pastorale du 25 Octobre 1851 aux dissidents de la petite-église à l’occasion du jubilé demi-séculaire.

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