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L’enfer existe-t-il?

Par B. Michel
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Il n’est peut-être pas de sujet sur lequel Notre-Seigneur revienne plus souvent que celui de l’Enfer. Or de nos jours, non seulement cet enseignement n’est plus prêché par la secte conciliaire, mais son existence est indirectement niée, puisque « François », en son temps, avait suggéré qu’il pouvait être vide, tandis que d’autres clercs ou « théologiens » disent qu’il ne serait pas éternel. Voici donc quelques rappels sur ce sujet :

« 1° Erreurs. Le dogme de l’existence d’un Enfer éternel a rencontré deux sortes d’adversaires : les uns rejettent l’existence d’un lieu de supplices pour les réprouvés ; les autres, tout en admettant l’Enfer, ne le croient pas éternel.

  1. À LA PREMIÈRE CATÉGORIE appartiennent : — 1. les athées, qui nient l’existence de Dieu ; — 2. les panthéistes, qui croient que tout est Dieu ; et — 3. les matérialistes, qui disent que l’homme n’a pas d’âme spirituelle et immortelle.

    B. DANS LA SECONDE CATÉGORIE, il faut ranger : — 1. les universalistes. Ainsi appelle-t-on tous ceux qui prétendent que, après un certain temps d’expiation, il y aura réconciliation universelle entre Dieu et ses créatures coupables, démons et hommes. Partisans de cette erreur : ORIGÈNE, au IIIe siècle ; de nos jours, la plupart des Protestants libéraux, les spirites et les théosophes qui croient que les esprits se purifient par la métempsycose, puis vont au ciel. — 2. Les rationalistes n’admettent pas l’éternité des peines, parce qu’ils la jugent inconciliable avec Ia miséricorde, la justice et la sagesse de Dieu (N° 152).

    Le dogme catholique. — Les démons et les hommes qui meurent en état de péché mortel sont punis de supplices éternels. Cet articlé de foi est fondé sur la Sainte Écriture, la Tradition et sur la raison théologique.

    A. ÉCRITURE SAINTE — a) ANCIEN TESTAMENT. — 1. « Ceux qui dorment dans la poussière de la terre, dit le prophète Daniel (XII, 2), se réveilleront les uns pour une vie éternelle, les autres pour un opprobre éternel. » -2, Les livres moraux : Job, les Psaumes, les Proverbes, l’’Ecclésiaste, devant le spectacle de la disproportion des misères et des vertus ici-bas, parlent des sanctions futures pour remettre les choses en ordre.

    b) NOUVEAU TESTAMENT. — 1. Enseignement de Notre-Seigneur. Il n’est peut-être pas de sujet sur lequel Notre-Seigneur revienne plus souvent que celui de l’Enfer. Il annonce qu’il y aura à la fin du monde un jugement qui séparera les bons des méchants, que ces derniers seront maudits de Dieu et iront au feu éternel (Mat, xxv, 14-46). Pour mieux frapper l’esprit de ses auditeurs, il compare souvent l’Enfer à une géhenne[1] de feu dans laquelle l’on jette les damnés, et il presse ses disciples de ne reculer devant aucun sacrifice dans le but d’éviter ce lieu de supplice. « Si ta main te scandalise, coupe-la, il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d’aller avec ses deux mains dans la géhenne, dans le feu inextinguible, où le ver ne meurt pas et le feu ne s’éteint pas » (Marc, 1x, 42, 43).

    Le même avertissement est présenté parfois par le Sauveur sous la forme de la parabole. Citons par exemple : — 1) la parabole de l’ivraie qui symbolise la destinée des méchants exclus du royaume (Mat., xx, 24, 30) ; — 2) celle du filet. Le pécheur qui trie les poissons, recueille les bons et jette les mauvais, est une image de la séparation des justes et des méchants à la fin du monde {/Mat., XIII, 47-50) ; — 3) la parabole des noces royales où le roi fait jeter dans les ténèbres extérieures un convive qui est entré sans la robe nuptiale ( Mat., XXII, 1-14) ; — 4) la parabole des vierges sages et des vierges folles qui arrivent trop tard pour recevoir l’époux (Matt, XXV,1-13) ; — 6) la parabole des talents dans laquelle le Seigneur rejette ceux qui ont laissé leurs talents infructifiés (Mat., xxv, 14-30).

    2.Enseignement des Apôtres. Fidèles à la doctrine de leur Maître, les Apôtres continuent d’enseigner la perdition éternelle du méchant, — 1) Témoignage de saint Pierre. « De même que Dieu a puni les Anges rebelles et leur a réservé, après le jugement, les supplices de l’Enfer, ainsi il réserve les méchants pour les punir au jour du jugement (Pierre,II, 4-9). — 2) Témoignage de saint Paul. L’Apôtre saint Paul revient souvent dans ses Épitres sur la vie future : aux justes il prédit la joie ; aux persécuteurs, aux impudiques, aux idolâtres, etc., il montre l’enfer éternel (II Thessal., 1, 5-9 ; Gal., v, 19-21 ; Eph., v, 5). — 3) Dans l’Apocalypse (XXI, 8) saint Jean parle de « l’étang ardent de feu » où seront jetés les meurtriers, les impudiques, les magiciens, les idolâtres, etc.

    B, TRADITION. — a) Témoignage des martyrs. — A l’époque des persécutions, les chrétiens répondaient aux tyrans qui les menaçaient de la mort, qu’ils préféraient endurer des supplices temporels que d’aller « au feu éternel ».

    b) Témoignage des Pères de l’Église. — Dans les premiers siècles de l’Église, les Pères sont unanimes à prêcher l’Enfer éternel. La discussion ne commence qu’avec Origène dont les erreurs furent combattues par saint Basile et condamnées par le Ve concile œcuménique réuni à Constantinople en 558.

    c) Définition des conciles. — Le dogme a été défini par le IIe concile de Constantinople[2], par le IVe concile de Latran (1215), par le IIe concile de Lyon (1274), par Benoit XII (Constitution Benedictus Deus, 1336) et par le concile de Florence (1439), qui affirment tous que les réprouvés iront en enfer et subiront une peine éternelle, dont l’intensité sera en proportion de leurs fautes.

    a) Témoignage de la tradition païenne. — L’idée de l’Enfer n’est pas seulement une croyance de la nation juive, et de la religion chrétienne ; elle se retrouve aussi dans la tradition des peuples païens. Le fleuve du Styx qu’on ne retraverse jamais, lorsqu’on en a franchi les rives ; l’infortuné Tantale, roi de Phrygie, condamné à une faim et à une soif éternelles pour avoir offensé les dieux ; le pauvre Sisyphe, tyran de Corinthe, célèbre par sa cruauté, qui roule éternellement une pierre vers le sommet d’une montagne sans jamais y parvenir ; les Danaïdes qui, pour avoir assassiné leurs maris, ont pour punition de remplir un tonneau sans fond, sont autant de mythes qui proclament la foi des païens à un supplice éternel, établi par la divinité comme juste sanction des crimes de cette terre.

    C. RAISON THEOLOGIQUE. — Dieu, le Souverain Juge, doit rendre à chacun selon ses œuvres. Si le juste a droit à la récompense, le coupable mérite le châtiment. Or, il est bien certain qu’ici-bas les bons sont souvent affligés, que les méchants, bien loin d’être toujours punis de leurs crimes, jouissent parfois des biens de ce monde, sans être tourmentés par le remords. Il convient donc que Dieu rétablisse l’équilibre dans l’autre vie en accordant le bonheur aux uns et en imposant une peine aux autres.

    151. — V. Nature de l’Enfer. Corollaires.

    I° Nature de l’Enfer, — La nature d’une peine doit être en rapport avec la nature de la faute. Or, par le péché mortel, l’homme se détourne de Dieu et se tourne vers la créature. À ces deux faces de l’offense doivent donc correspondre deux faces dans le châtiment. C’est pourquoi les damnés subissent une double peine : La peine du dam et la peine du sens. De foi.

    A. PEINE DU DAM. — La peine du dam consiste dans la privation de la vision béatifique. L’homme s’est volontairement détourné de Dieu. Il est juste alors qu’il en soit éloigné et séparé définitivement : « Retirez-vous de moi, maudits », dit Notre-Seigneur (Mat., xxv, 41). Cette première peine est, sans contredit, la plus douloureuse. Arraché à son foyer, rejeté de sa patrie, privé de tout bien, l’exilé est le plus infortuné des hommes. Combien plus lamentable est le sort du damné qui est éloigné à jamais de la Beauté infinie, qui mesure l’étendue de sa perte et de son malheur, et qui ne peut plus désormais demander à la créature le plaisir et la jouissance qui pourraient le consoler de la perte de Dieu !

    B. PEINE DU SENS. — La seconde peine est ainsi appelée parce qu’elle a pour but de châtier l’attache mauvaise du pécheur aux biens illégitimes de ce monde et parce qu’elle consiste dans une torture produite par des agents sensibles. Elle existe déjà pour les âmes séparées de leurs corps comme pour les anges déchus, mais c’est surtout quand le corps sera réuni à l’âme qu’elle aura toute son intensité. Comme nous l’avons vu plus haut (N° 150), Notre-Seigneur caractérise cette peine de deux mots : c’est comme un ver qui ne meurt pas et un feu qui ne s’éteint jamais : — a) un ver qui ne meurt pas : c’est l’éternel remords qui ronge la conscience à la vue du mal qui a été commis et qui est désormais irréparable. « Nous avons donc erré loin du chemin de la vérité, se diront les méchants en proie au remords de la conscience… Nous n’avons pas connu la voie du Seigneur… Nous avons été retranchés au milieu de nos iniquités » (Sagesse, v, 6, 3, 13). — b) Un feu qui no s’éteint jamais. L’Enfer est « une fournaise ardente où il y aura des pleurs et des grincements de dents » Matt., XII, 42).

    Quelle est la nature de ce feu ? Faut-il l’assimiler à celui que nous connaissons et qui nous effraie si fort ? C’est certainement un feu réel, bien que l’Église n’en ait pas absolument défini la nature. Il serait absurde, en effet, de croire que Notre-Seigneur ait voulu faire de cette peine un simple épouvantail dans l’unique intention de détourner l’homme du mal.

    A la double peine du dam et du sens s’ajoute pour le damné Ia cruelle souffrance de se sentir pour toujours dans la société des démons.

    2° Corollaires.1. CEUX QUI VONT EN ENFER. — Tous ceux qui meurent en état de péché mortel vont en Enfer.

    2. INÉGALITÉ DANS LA CONDITION DES DAMNÉS. — Les peines des damnés sont égales : 1) quant à la durée, puisqu’elles sont éternelles, mais elles diffèrent ; — 2) quant à l’intensité car « Dieu rendra à chacun selon ses œuvres » (Rom., II, 6).

    3. MITIGATION DES PEINES. — La peine du sens que subissent les damnés doit-elle diminuer d’intensité avec le temps ? Les damnés peuvent-ils, grâce aux prières des vivants, obtenir de la miséricorde de Dieu un adoucissement progressif de leurs souffrances ? — 1) Des théologiens comme le P. Jésuite Perau (1583-1652), le Sulpicien Eugay (1732-1811), et récemment, M. GaRRIGUET, qui a repris la thèse d’Émery dans un ouvrage de valeur, Le bon Dieu, ont admis une mitigation de peines, tout au moins temporaire et proportionnée aux prières des fidèles, en s’appuyant sur des textes de la Sainte Écriture (II Macch., XII, 43-46 : Ps., LXXVI, 10) et sur des passages de certains Pères de l’Église : saint Augustin, en Occident, saint Basile, saint Jean Chrysostome, et surtout saint Jean Damascène, en Orient. — 2) La grande majorité des théologiens professe, avec saint Thomas, l’opinion contraire. Après avoir fait remarquer que les textes scripturaires allégués ne sont pas probants et que le sentiment des Pères cités ci-dessus est contestable, ils croient trouver une preuve déterminante de leur opinion dans ce fait que l’Église n’a jamais eu coutume de prier pour les âmes qui sont en Enfer. Bien que la thèse de la mitigation des peines n’ait jamais été condamnée par l’Église, il y a donc lieu de considérer cette seconde opinion comme certaine (V. Ami du Clergé, année 1929, p. 662).

    4. LE NOMBRE DES DAMNÉS et le LIEU DE L’ENFER sont deux questions qu’il nous faut, tout aussi bien que pour le Ciel, laisser sans réponse. L’Église se contente de nous avertir que quiconque meurt, coupable d’un péché mortel non pardonné, est condamné au supplice éternel.



    #152., — VI. L’éternité de l’Enfer devant la raison.

    Objection. Tous les adversaires de la religion catholique, et en particulier les ralionalistes, s’élèvent contre le dogme de l’Enfer et le déclarent en opposition avec la raison. À leur point de vue, l’éternité des peines serait un châtiment hors de proportion avec la faute, donc contraire à la bonté et même à la justice de Dieu. Voici du reste, comment Jules Simon a formulé cette objection : « La peine a une double raison d’être : l’expiation de la faute, l’amélioration du coupable, On demande si la peine durera éternellement ? Cette éternité supprime un des deux caractères de la peine, la purification, l’amélioration ; elle exagère l’autre au delà du possible, car il n’est pas de faute temporelle qui appelle une peine éternelle. Aucun principe de la raison ne conduit à l’éternité des peines et ne permet de l’admettre »[3]

    Réponse. Que la raison seule, et en dehors de toute révélation, soit impuissante à démontrer que l’éternité des peines s’impose comme une juste sanction du péché, nous n’avons garde de le méconnaître. Nous soutenons seulement que l’Enfer éternel n’est nullement en contradiction avec la raison et que rien ne s’oppose à une peine éternelle, ni du côté du pécheur, ni du côté de Dieu.

    A. DU COTÉ DU PÉCHEUR. — a) L’expiation, dit-on, doit être proportionnée à la faute. Or « il n’est pas de faute temporelle qui appelle une peine éternelle », — Il est vrai que la réparation doit être en raison directe de la gravité de l’offense. La question qui se pose donc est de déterminer la malice du péché mortel. Or c’est un principe admis que la gravité d’une injure se mesure à la fois à la dignité de l’offensé et à la bassesse de l’offenseur ; en d’autres termes, plus il y a de distance entre l’offenseur et l’offensé, plus l’injure est grave. Il est évident que, considérée sous cet aspect, la malice du péché est infinie. Toutefois nous admettons que, sous un autre aspect, et en tant qu’acte humain, le péché ne peut revêtir un caractère d’infini. D’où il suit que la peine doit avoir aussi ce double aspect : infini d’un côté, et fini de l’autre. Or tel est le cas des peines de l’Enfer : elles ne sont infinies ni par leur nature ni par leur intensité ; elles ne le sont que par la durée. — b) Mais, dit-on encore, toute peine doit être médicinale : elle doit avoir en vue « la purification, l’amélioration » du coupable. — Sans doute, mais l’application des remèdes ne peut aller au delà de la vie. Dieu laisse à tout homme la liberté de se tourner vers lui ou de s’en détourner. Mais, une fois la vie terminée, l’expérience est faite, et l’arbre reste là où il est tombé (Eccl., XI, 3). Un malade qui refuse obstinément les remèdes qui lui sont offerts ne doit pas se plaindre s’il ne guérit pas. Que les peines soient d’abord médicinales, c’est très bien, mais qu’elles doivent l’être toujours, c’est ce qu’on ne saurait démontrer. Il arrive un moment où le seul but de la peine est de corriger le coupable, de punir le mal parce qu’il est mal et de restaurer l’ordre violé.[4]

B. DE LA PART DE DIEU. — a) Les rationalistes prétendent que l’éternité des peines est incompatible avec la bonté de Dieu. Mais qui ne voit que poser ainsi le problème, c’est en négliger une des faces ? On n’a pas le droit, en effet, d’isoler la bonté des autres attributs. Sans doute la bonté infinie de Dieu aurait pu ne pas créer un Enfer éternel. — b) Mais, à côté de la bonté, il y a la justice. Et la justice réclame l’application d’une peine proportionnée à la faute, et efficace : — 1. une peine proportionnée à la faute. Nous venons de voir que l’éternité d’une peine finie est seule en rapports avec le péché mortel. Dire que la sanction ne doit pas être éternelle, parce que la faute a été passagère, c’est mettre en avant un principe absolument faux, à savoir qu’entre la durée de la faute et la durée du châtiment il doit y avoir toujours corrélation. Il va de soi, en effet, que la durée de l’expiation doit être proportionnée, non à la durée de la faute, mais à sa gravité. Ainsi en est-il, du reste, dans les législations humaines. Un homicide peut être perpétré en un instant ; les lois le punissent cependant de la peine de mort, c’est-à-dire d’une peine, à un certain point de vue, éternelle, Pourquoi Dieu ne pourrait-il pas agir ainsi ? — 2. Une sanction efficace. Il est facile de voir que, seule, une peine éternelle peut être une sanction efficace. Si l’Enfer n’est pas éternel, le pécheur aboutit au même terme que le juste, le mal est mis finalement sur le même pied que le bien. C’est donc, en définitive, impunément, que le méchant et l’impie peuvent multiplier leurs crimes, puisque, un peu plus tôt, un peu plus tard, ils recevront la même récompense que l’homme vertueux. Dieu n’a plus alors le dernier mot, et l’on ne voit plus pourquoi il prodigue ses avances, ses trésors d’amour et de grâce vis-à-vis du pécheur, pourquoi l’ Incarnation, pourquoi la Rédemption, pourquoi tant de sacrifices demandés aux hommes de devoir, si un jour il doit envelopper les uns et les autres dans le même amour et le même bonheur. »



Source : La doctrine catholique éternelle (Imprimatur et Nihil Obstat ) https://dn790005.ca.archive.org/0/items/ladoctrinecatholiqueeternelle/La%20Doctrine%20Catholique%20E%CC%81ternelle.pdf
Photo de Marino Linic sur Unsplash


Notes :

[1] Le mot géhenne désignait une vallée dans laquelle certains rois idolâtres, Achaz et Manassé, avaient fait brûler jadis des enfants devant la statue du dieu Moloch. Cet endroit qui était resté pour les juifs un objet d’horreur, était considéré comme l’image de l’Enfer.

[2] A proprement parler, le IIe concile de Constantinople (553) n’a fait que reproduire la condamnation déjà portée par un autre concile tenu à Constantinople, en 543, contre Origène.

[3] Jules Simon, La Religion Naturelle,

[4] « Les exigences de l’éternelle Justice, dit OLLÉ-LAPRUNE, ne sont pas satisfaites dans la vie présente. Nous savons que le dernier mot doit appartenir à la loi morale. Il ne se peut pas que le bien soit vaincu : Il faut qu’il triomphe définitivement soit en se faisant connaître et aimer comme il le mérite, soit en ramenant à l’ordre par une juste peine la volonté obstinément rebelle. C’est une nécessité morale que cela soit. Ou la loi morale n’est qu’un vain mot, ou la victoire doit lui rester. Celui qui admet la vie future se fie à quelqu’un, il a confiance en Celui, quel qu’il soit, qui est le principe de la morale, et qui est le Bien par excellence ; il attend de lui le triomphe définitif de la justice. »

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