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La vraie Église du Christ. Qui sont les faux prophètes aujourd’hui ?

Par Mgr Martín Dávila Gandara
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Texte traduit de l’espagnol en français et publié avec l’aimable autorisation de Mgr Martín Dávila Gandara.
Traduction: Brice Michel.
Texte original sur le blog de Mgr Martín Dávila Gandara : https://www.obispoenmisiones.com/la-verdadera-iglesia-de-cristo/

Les notes distinctives de la vraie Église du Christ

Le message que Jésus-Christ prêcha aux hommes de son temps, leur recommandant de toujours suivre le chemin du salut éternel sans jamais en dévier, l’ Église catholique continue de l’enseigner aujourd’hui.

L’Église, voyant que tant de maîtres iniques et perfides traquent ses fils, nous répète avec la plus tendre sollicitude : « gardez-vous des faux Prophètes », gardez vous de ces maîtres de l’erreur et du mensonge.

Mais qui sont ces faux prophètes aujourd’hui ?

Les faux prophètes aujourd’hui

Les faux prophètes sont les hérétiques, que ce soient les protestants, les schismatiques ou encore les modernistes post-conciliaires qui usurpent aujourd’hui l’autorité de l’Église catholique, mais aussi certains catholiques « traditionnalistes » qui défendent aujourd’hui l’idée qu’un hérétique pourrait être pape, niant ainsi le dogme de l’infaillibilité papale.

Dans les Saintes Écritures, le terme de prophète ne désigne pas seulement celui qui prédit le futur, mais aussi celui qui exerce un ministère sacré.

Mais l’authentique ministre du Christ, le vrai prédicateur de la doctrine céleste, est celui qui ne s’est pas attribué à lui-même son ministère, comme c’est le cas des protestants ou de ceux qui sont supposés être ministres de la vraie Église et qui enseignent pourtant des hérésies.

Les ministres de la vraie Église sont ceux qui enseignent la doctrine que Jésus-Christ a toujours enseignée et les dogmes que la vraie Église a crus et professés tout au long des siècles.

Les protestants, les schismatiques, les usurpateurs modernistes, se sont arrogés eux même leur mission de prédication. De fait ils n’ont pas été envoyés par Jésus-Christ.

Tout d’abord parce que ni les églises protestantes, ni les églises schismatiques, ni l’église moderniste ne passent le test des notes distinctives de la vraie Église de Jésus-Christ à savoir : l’unité, la sainteté, la catholicité, l’apostolicité.

Ensuite parce que Jésus-Christ, fondateur de l’Église, ne peut pas se contredire, et ses vrais ministres ne peuvent pas enseigner le mensonge et l’erreur étant donné que l’Eglise est infaillible. C’est pour cela que le prophète Jérémie a dit : « Ces prophètes, je ne les ai pas envoyés, et pourtant ils courent. » Jérémie (XXIII, 21)

Les faux prophètes enseignent une doctrine qui leur est propre. Cela est évident quand on voit l’incohérence et l’absurdité théorique et pratique de leurs doctrines et leur manque d’unité. Ils n’enseignent pas la doctrine de Jésus-Christ mais leur propre doctrine, une doctrine contraire à celle qui fut prêchée par Jésus-Christ lui-même qui nous a dit :« Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi » (Luc, XI, 23).

Les notes ou propriétés de la vraie Église

Comme nous l’avons vu précédemment, en dehors de l’ Église catholique, il y a au sein du christianisme, d’autres églises, ou plutôt d’autres sectes, devrait-on dire, qui prétendent être la vraie Église. Les principales sont les sectes protestantes, schismatiques, et la secte moderniste post-conciliaire.

On peut distinguer la vraie Église du Christ des des fausses églises au moyen de quatre notes qui furent indiquées par Jésus-Christ lui-même.

Les quatre notes de la vraie Église

La vraie Église doit être une, sainte, catholique et apostolique.

Elle doit être une parce que Jésus-Christ n’a voulu fonder qu’une seule Église, avec un seul chef.

C’est pour cette raison que Jésus-Christ a promis à saint Pierre qu’il fonderait « son » Église et non «ses» églises sur lui et qu’il a exprimé son souhait que les hommes ne forment qu’« un seul troupeau sous un seul berger.» (Jean X,16) révélant par ailleurs que « tout royaume divisé contre lui-même sera dévasté» (Matthieu XII, 25).

Saint Paul recommanda également aux fidèles d’Ephèse une unité stricte. Il employa la formule : « un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ephésiens IV,5).

Elle doit être sainte parce que le Christ l’a fondée pour sanctifier les hommes. Il a manifesté la puissance de sanctification de sa doctrine lorsqu’il a dit « Je leur ai donné votre parole… Sanctifiez-les par la vérité : votre parole est la vérité. » (Jean XVII, 14-17) Et saint Paul déclara : « le Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle… pour la faire paraître, devant lui, cette Eglise, glorieuse, sans tache, sans ride, ni rien de semblable, mais sainte et immaculée. » (Ephésiens V,27)

Elle doit être catholique parce que le Christ l’a instituée pour tous les peuples et pour toutes les époques. Notre Seigneur dit en saint Matthieu XXIII, 19-20 : « Allez donc, enseignez toutes les nations … Et moi, je suis avec vous toujours jusqu’à la fin du monde. »

Elle doit être apostolique parce que le Christ n’a confié le pouvoir d’enseigner, de sanctifier et de gouverner qu’aux seuls Apôtres et à leurs successeurs légitimes quand il a dit « Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.” (Jean XX,21) et « Celui qui vous écoute m’écoute .» (Luc, X,16) Et saint Paul dit : « vous êtes édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ lui-même est la pierre angulaire. » (Ephésiens II, 20)

L’ Église catholique est la vraie Église du Christ parce qu’elle possède ces quatre notes

Seule l’Église catholique, qui reconnaît le pape légitime comme chef, réunit ces quatre notes ou caractéristiques.

Elle est une

1. en matière de foi. Tous les catholiques adhèrent à un même credo et à une même doctrine et il suffit de nier une seule vérité de foi pour cesser d’être catholique.

Les protestants n’ont aucune unité : au niveau du dogme d’abord, parce que le protestantisme est constitué d’une multitude de sectes qui professent chacune une doctrine différente. Dans tous les cas, il est impossible que les protestants possèdent l’unité puisqu’en vertu du libre examen, chacun, chez eux, peut croire ce qui lui plaît.

C’est la même chose avec les modernistes postconciliaires : de fait, sur le plan pratique, ils n’ont aucune unité de foi, puisqu’à partir de Vatican II, ils professent différentes doctrines hérétiques comme la liberté religieuse, le faux œcuménisme, la négation du péché originel et la négation de la virginité de la Sainte Vierge Marie dans le catéchisme hollandais. Il y a aussi d’autres courants comme la théologie de la libération qui affirme que le Christ fut le premier communiste.

Mais l’erreur la plus grave et l’hérésie fondamentale de l’église post-conciliaire est celle du « salut universel ». Cette aberration est la source de toutes les négations : négation des dogmes de l’enfer, du purgatoire et de la doctrine des limbes.

Cette doctrine aberrante du salut universel est enseignée dans les documents de Vatican II : Nostra Aetate, Gaudium et Spes (N° 22 et 24) et dans l’encyclique Redemptor hominis de Jean-Paul II où Jean-Paul II explique que l’homme ayant été sauvé par la mort du Christ sur la Croix, il n’est plus nécessaire d’avoir la foi et les oeuvres pour se sauver.

Avec ces doctrines, puisqu’il n’est plus nécessaire d’avoir la foi pour faire son salut, ces modernistes affirment non seulement que l’athée, le protestant, le bouddhiste se sauvent mais aussi que les assassins multirécidivistes, les violeurs, les séquestrateurs, et les narcotrafiquants se sauvent aussi. Selon eux n’y a plus besoin de faire de bonnes œuvres pour se sauver, étant donné que le Christ est mort pour tous les hommes et les a tous sauvés sur la Croix.

Selon cette doctrine, nous sommes déjà tous au Ciel après notre mort. Par conséquent pourquoi devrions nous nous préoccuper de notre âme et ne pas offenser Dieu puisque l’église post-conciliaire nous explique que nous sommes tous saints et avons l’assurance d’obtenir la gloire éternelle ? Evidemment, ils ne nous disent pas si cette gloire éternelle est la gloire éternelle chrétienne avec la vision béatifique ou le nihilisme judaïque mortifère, qui est implicite dans les cérémonies de la liturgie moderniste.

Au contraire, l’Église catholique, elle, a toujours enseigné qu’il n’y avait pas de salut hors de l’ Église et qu’une foi sans œuvres est une foi morte. Telle est la véritable doctrine de l’Église catholique, apostolique, romaine.

2. en matière de culte. Tous les vrais catholiques n’admettent qu’un seul sacrifice, un même sacerdoce et les sept mêmes sacrements.

C’est ce qui nous différencie des protestants, qui ne sont même pas d’accord sur le nombre de sacrements. D’ailleurs quasiment toutes ces sectes protestantes rejettent l’Eucharistie et le Sacerdoce.

Certaines de ces sectes sont même allées jusqu’à nier la divinité du Christ et sont ainsi tombées dans le rationalisme et l’incrédulité.

L’église post-conciliaire reconnaît, certes, les sept sacrements mais elle a modifié la forme rituelle de cinq d’entre eux et les a ainsi vidés de leur substance en les rendant invalides.

Les sacrements qui ont ainsi été rendus invalides par les modernistes sont : la Confirmation, la Confession, l’Eucharistie, l’Extrême-onction et le sacrement de l’Ordre.

Les modernistes post-conciliaires ne possèdent pas l’unité de culte au niveau du Saint-Sacrifice de la Messe et du Sacerdoce parce que même s’ils ont maintenu le Novus Ordo Missae (le nouvel ordinaire de la messe), le sens de la messe authentique a été perdu après qu’il ait été traduit en langue vernaculaire pour chaque pays. Pour les modernistes, la messe n’est plus le Saint Sacrifice mais la cène du Seigneur, où le prêtre ne fait plus que présider l’assemblée des fidèles.

Il n’y a pas d’unité de culte chez les modernistes étant donné qu’il y a une grande diversité de cérémonies. Les pseudo-messes que sont les cérémonies charismatiques n’ont rien à voir avec le rite catholique et les messes de « guérison » ressemblent plus à des rites chamaniques qu’autre chose.

3. en matière de gouvernement. Tous les catholiques ne reconnaissent qu’un seul guide et chef suprême : le pape légitime.

Les protestants ne possèdent pas l’unité de gouvernement car leurs sectes sont indépendantes les unes des autres et ne reconnaissent pas de chef suprême.

Les modernistes post-conciliaires, eux, usurpent le nom de l’Église catholique et de la Papauté parce qu’un pape authentique et légitime ne peut pas être hérétique et Pape à la fois, comme l’indique la Bulle « Cum Ex Apostolatus Officio » du Pape Paul IV.

Il a été démontré et constaté que les usurpateurs de la papauté de l’église moderniste post-conciliaire ont enseigné une infinité d’hérésies avant de recevoir leur pseudo-pontificat, que ce soient Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoît XVI et François. Les centaines d’hérésies que chacun de ces usurpateurs a professées sont énumérées sur le blog www.forocatolico.wordpress.com.

La doctrine catholique qui veut qu’un hérétique ne puisse être pape est enseignée par le pape Paul IV ainsi que le pape Saint Pie V . Cette doctrine se trouve dans la bulle « Cum Ex Apostolatus Officio » du 15 février 1559. Par son Motu Proprio, « Inter multiplices » du 21 décembre 1566, le pape Saint Pie V a renouvelé et confirmé cette bulle de Paul IV et exigé qu’elle soit observée inviolablement.

Elle est sainte

  1. En son fondateur, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, qui comme homme fut d’une sainteté éminente et qui comme Dieu est « trois fois saint ».
  2. En sa doctrine et en sa morale qui sont absolument parfaites ; en son culte qui apporte des moyens très efficaces de sanctification et de perfection.
  3. En ses membres, dont beaucoup sont parvenus à la sainteté la plus élevée (bien qu’il ne soit pas requis que tous ses membres soient saints ; le Christ lui-même nous a enseigné que l’ivraie poussait aux côtés du blé).

Le protestantisme au contraire, n’est pas une institution sainte :

  1. ses fondateurs n’étaient pas saints, ils tombèrent dans de graves vices et autres fautes morales (cf : https://www.contre-revolution.fr/origines-du-protestantisme/ )
  2. sa doctrine n’est pas sainte, parce que si le principe du libre examen détruit l’unité, les principes de l’inutilité des œuvres pour le salut et du salut par la foi seule détruisent, eux, la source de la sainteté. Le protestantisme commet la grave erreur de nier la liberté humaine et fait ainsi disparaître les notions fondamentales de mérite et de responsabilité. En outre, le protestantisme a rejeté les plus puissants moyens de sainteté que nous offre l’Église, comme la Confession, l’Eucharistie, le jeûne, la dévotion à la Très Sainte Vierge Marie et aux saints, les images sacrées, le célibat ecclésiastique et la vie religieuse.

Quant au modernisme post-conciliaire qui usurpe l’identité de l’Église catholique depuis Jean XXIII, il ne peut pas être saint parce qu’un hérétique ne peut pas être saint. Comment un hérétique pourrait-il être saint alors qu’il a tourné le dos à Jésus-Christ, fondateur de l’Église? Notre Seigneur nous a enseigné que celui qui n’était pas avec lui était contre lui.

Les Evangiles ( « Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères” Luc XXII, 32) et le concile Vatican I (l’unique concile du Vatican) nous enseignent qu’en donnant les clés à Pierre et à ses successeurs, le Christ leur a conféré également le privilège de ne pas perdre la foi : c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas tomber dans l’hérésie et l’apostasie.

Un hérétique qui tord ou nie les vérités de foi révélées par le Christ et enseignée par l’Église sans altération jusqu’au dernier vrai pontife, ne peut pas être saint, étant donné que celui qui enseigne des hérésies se déconnecte du sang et de la sagesse qui court dans les veines du Corps mystique du Christ.

Les peines qu’encourent les hérétiques sont exposées dans le code droit canonique de 1917.

Canon 2314 : « §1. Tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques et chacun d’eux :1° Encourent par le fait même une excommunication »

Canon 188.4 :« En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure, sont vacants ‘ipso facto’ et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : 4° Apostasie publiquement la foi catholique ».

Récemment, l’église moderniste post-conciliaire s’est donnée pour mission de canoniser à tout-va et a ainsi dévalorisé la sainteté. Elle a d’abord réduit le nombre de miracles nécessaires pour la canonisation. Autrefois, la vraie Église catholique exigeait cinq miracles, désormais l’église post-conciliaire n’en exige que deux et elle admet aussi le facteur psychologique ou psychosomatique dans les miracles, alors que la vraie Église ne l’a jamais accepté.

De nos jours, une grande partie des maladies sont d’ordre psychosomatique ou dues au stress. Certaines personnes d’un âge avancé peuvent se soigner seules en se disant : « si on me met de la salive sur le bras et avec un peu de foi la douleur disparaîtra ».

A contrario : un vrai miracle n’est pas la guérison de quelque chose de psychosomatique mais un événement sensible et extraordinaire qui dépasse les forces de la nature : par exemple la résurrection de Lazare. On dit que ce doit être un fait :

  1. sensible, c’est-à-dire quelque chose que l’on peut voir et qui est perceptible par l’ensemble des sens. Dieu a voulu que les miracles soient des fait sensibles et évidents pour tous afin qu’on ne puisse douter de leur réalité.
  2. extraordinaire, c’est à dire qui sort de l’ordinaire et du cours normal des choses.
  3. qui dépasse les forces de la nature, parce que la nature n’aura jamais la force de réaliser une telle chose, par exemple de ressusciter un mort, de redonner la vue à un aveugle de naissance ou de restaurer les tissus de la peau détruits par la lèpre.

Ici, une contradiction apparaît dans l’église moderniste post-conciliaire : si elle enseigne l’hérésie du salut universel inconditionnel, elle ne devrait normalement pas avoir besoin d’alléger les critères pour la canonisation des saints. En effet, si l’on suit toutes les conséquences de cette doctrine, tous les hommes sont saints, puisqu’il n’y a besoin ni de la foi, ni d’être baptisé et encore moins des bonnes œuvres pour se sauver.

Avec cette doctrine aberrante, tous sont sauvés. Les bons comme les mauvais sont saints : les voleurs, les homicides, les violeurs etc..mais aussi Luther, Mahomet, Marx, Lénine et Staline, tous les hommes sans exception.

Si tous ceux que nous venons de mentionner sont saints, à plus forte raison Mère Theresa, supposément altruiste et pourtant manquant de charité, étant donné que la charité n’est pas seulement la recherche du bien matériel des autres mais de leur bien spirituel, c’est-à-dire leur salut.

Dans le cas de Jean-Paul II, son charisme qui inspirait l’affection des fidèles ne suffit pas pour être saint, parce qu’un hérétique ne peut pas être saint. C’est la Vierge Marie à Lourdes elle -même qui nous l’a signalé : elle n’a pas daigné accepter la relique de son sang : le jour même où les reliques de Jean -Paul II devaient être transportées à Lourdes, le 22 octobre 2012, [1]https://www.revistaecclesia.com/las-reliquias-del-beato-juan-pablo-ii-iran-a-lourdes/ des inondations ont eu lieu à Lourdes rendant la grotte inaccessible : [2] https://www.youtube.com/watch?v=lhhUsefypLU et le jour où la commission des théologiens de la Congrégation pour la cause des Saints a approuvé un second miracle attribué à Jean Paul II, dernière étape avant la canonisation, [3]https://www.cath.ch/newsf/rome-une-etape-supplementaire-vers-la-canonisation-de-jean-paul-ii-aurait-ete-franchie/ d’autres inondations ont eu lieu. [4]https://www.youtube.com/watch?v=QHGqf1BFx7I

La vraie Église a toujours été très prudente dans les canonisations qu’elle a faites, exigeant un minimum de cinq miracles et réalisant une investigation minutieuse afin de s’assurer de la vie vertueuse de chaque candidat. Dans certains cas, ces investigations duraient des années et même des siècles étant donné que l’ Église doit être absolument sûre que la personne que l’on promeut sur les autels est entrée directement au Ciel sans passer par le purgatoire.

Elle est catholique ou universelle, parce qu’elle surpasse si visiblement toutes les autres sociétés chrétiennes par sa diffusion et son rayonnement que le titre de « catholique » est resté comme son nom propre qui la distingue de toutes les autres.

L’ Église est catholique ou universelle :

  1. dans le temps : étant donné que son origine est en Jésus-Christ lui-même. Mais c’est peu de lui donner seulement vingt siècles d’existence, elle est aussi ancienne que le monde, car elle inclut la révélation primitive, la révélation mosaïque et la révélation chrétienne : l’ Église catholique est le couronnement d’une oeuvre commencée le jour de la création.
  2. dans l’espace : l’Église s’est étendue aux cinq continents du monde.
  3. dans le nombre de fidèles : des millions et des millions de fidèles ont été baptisés dans l’ Église depuis sa fondation. La catholicité de l’ l’Église s’est manifestée le jour de la Pentecôte. Les langues de feu qui descendirent sur les têtes des Apôtres symbolisèrent la diffusion de la doctrine qu’ils avaient pour mission de prêcher. Le don des langues qui leur fut octroyé leur permit de faire en sorte que les Evangiles fussent compris de toutes les nations représentées à Jérusalem. (Actes des apôtres, 2).

Tout catholique peut répéter la formule de Saint Pacien, évêque de Barcelone, « chrétien est mon prénom, catholique est mon nom ».

Les protestants ne sont ni catholiques ni universels : ils ne peuvent pas être catholiques parce qu’ils n’ont pas l’unité. En effet, leurs sectes s’excluent mutuellement : là où l’une s’installe, les autres ne peuvent aller ; c’est pour cette raison que le protestantisme ne peut pas être universel.

Quant au modernistes post-conciliaires, ils peuvent avoir l’universalité, mais pas la foi catholique. Et s’ils ont cette universalité, c’est parce qu’ils ont usurpé le nom, les édifices et la hiérarchie de l’Église. Mais ils n’ont ni la doctrine, ni le culte, ni l’essence et la validité des sacrements de l’authentique Église du Christ.

Elle est apostolique

  1. En raison de sa foi, qui est la même foi que celle des Apôtres, maintenue dans toute sa pureté d’origine
  2. En raison de sa hiérarchie, car le Pape et les Evêques sont les légitimes successeurs des Apôtres

La vraie Église catholique a eu 262 papes. Le successeur de saint Pierre fut saint Lin ; celui de saint Lin fut saint Anaclet et ainsi sans interruption jusqu’au pape Pie XII.

Il est clair que la quarantaine d’antipapes n’a pas empêché cette succession jusqu’à Pie XII. Cette succession n’est pas empêchée non plus dans ces dernières décennies où l’ Église a subi l’usurpation des 6 derniers usurpateurs. Le Saint-Siège n’est jamais réellement vacant étant donné que la tête invisible de l’ Église est le Christ, son fondateur. Il nous l’a promis en disant qu’il serait avec elle jusqu’à la fin des siècles.

Le protestantisme ne possède pas la note d’apostolicité :

1. Ses doctrines enseignent le contraire de ce que les Apôtres et leurs successeurs enseignèrent pendant 14 siècles.
2. Ses chefs ne sont pas les successeurs de Pierre et des Apôtres. Au contraire ils se sont complètement éloignés d’eux.

Historiquement, on a pu vérifier une succession directe de saint Pierre jusqu’au pape Pie XII ; entre les deux il n’y pas eu d’interruption, et il n’y en a pas eu non plus entre les Apôtres et les Evêques. A contrario, ni Luther, ni Calvin, ni Enrique III ne sont successeurs des Apôtres.

Quant au modernisme post-conciliaire, on a pu constater qu’il n’était pas apostolique non plus, parce qu’on peut dire de lui la même chose que du protestantisme :

1. Ses doctrines enseignent le contraire de ce que les Apôtres et leurs successeurs enseignèrent sur de nombreux points jusqu’à la mort de Pie XII en 1958. Depuis Jean XXIII (Angelo Roncallli 1958-1963), c’est quotidiennement que le « suprême pontife » favorise l’hérésie et proclame des hérésies à tout-va, avec cette joie perverse caractéristique des ennemis de l’ Église.

La confusion est telle que de Jean XXIII à Benoît XVI (Joseph Alois Ratzinger Tauber) et François, c’est à peine si l’on peut signaler un enseignement sain provenant du Siège Apostolique usurpé.

Luthéranisme, kabbale judaïque, islamisme, hindouisme, ésotérisme et syncrétisme, c’est à peu près tout ce qu’on peut récolter d’une visite au Vatican ou d’une « audience papale ».

Encycliques, constitutions, lettres apostoliques, conférences de presse : tout est parsemé ou rempli d’hérésies, de blasphèmes et de confusion.

L’ église moderniste post-conciliaire se défend avec des demi-vérités : quand ça lui convient, la nouvelle église prend la défense de son faux pasteur et condamne comme hérétiques, schismatiques et ennemis de l’Humanité ceux qui osent appeler par leur nom les hérésies proclamées depuis la fausse chair de Pierre.

2. Ses chefs ont perdu la succession apostolique en raison des changements dans le rite d’ordination des prêtres et de consécration des évêques effectué par Paul VI le 18 juin 1968 et entré en vigueur le 6 avril 1969.

Avec les changements fondamentaux et radicaux apportés par la Constitution de Paul VI à la forme du sacrement de l’ordre et de la consécration épiscopale, ce qui s’est passé c’est que les prêtres ordonnés et les évêques consacrés avec ces nouveaux rites ont perdu la succession apostolique, c’est-à-dire que les évêques consacrés dans l’église post-conciliaire avec cette nouvelle forme ne sont pas de vrais évêques, notamment Benoît XVI qui a reçu sa consécration avec ce nouveau rite en 1977.

Dans le cas de François, qui n’est même pas prêtre, celui qui était alors séminariste, Jorge-Mario Bergoglio, a reçu ces nouveaux ordres altérés des mains du Cardinal franc-maçon luciférien Achille Liénart le 13 décembre 1969, soit 8 mois après que fut entré en vigueur le nouveau rituel.

Toutes ces erreurs gravissimes du protestantisme et de l’église moderniste post-conciliaire démontrent que ni l’un ni l’autre ne possèdent les quatre notes distinctives de la vraie Église du Christ.

Il ne faut pas en conclure que l’ Église catholique n’existe plus ou qu’elle est détruite. Il n’en est pas ainsi, étant donné que la vraie Église de Jésus-Christ est indestructible. Les paroles de son fondateur résonnent avec toute leur force : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu , XVI, 18)

Malgré le tremblement de terre de Vatican II, l’Église catholique continue, elle survit, et dans certaines parties du monde il reste des groupes de résistance vraiment catholiques. Rappelons-nous que l’Église ne peut jamais rester acéphale, puisque la tête de l’Église est Jésus-Christ, son fondateur.

Tous les groupes catholiques de la vraie résistance maintiennent le même Credo des apôtres et le même Sacrifice de la Messe institué par le Christ et codifié par saint Pie V ; et grâce au Seigneur, il y a encore des évêques et des prêtres consacrés et ordonnés selon l’ancien rite et l’ancien cérémonial, par des évêques valides et légitimes qui conservent la succession apostolique.

Pour finir, la vraie Église du Christ nous exhorte à nous préserver et nous garder des faux prophètes, qui sont tous les hérétiques, que ce soient les protestants, les schismatiques ou les modernistes.

Pour rédiger ce texte, nous avons pris comme base l’ouvrage “Curso Superior de Religión” du Professeur. J. Rafael Faria, le code de droit canonique de 1917 et l’ouvrage « La religion démontrée » du P. A. Hillaire.

Mgr Martín Dávila Gandara


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1 Commentaire

Benoît YZERN 22 juillet 2023 - 10h03

Disons aussi ou disons plutôt que les clercs néo-catholiques post-conciliaires sont, depuis les annees 1960,

– de véritables continuateurs des philosophes et des théologiens catholiques qui, dès la fin des années 1920, ont commencé à se comporter comme des apostats à l’égard de la conception et de la relation catholiques traditionnelles à la religion chretienne,

– de véritables démagogues, car il est démagogique de faire ou de laisser entendre que presque personne n’est dans l’erreur en matière religieuse, ou que presque tout le monde peut cheminer, tel qu’il est et reste, en direction de “l’unité”, en matière religieuse… à l’exception des catholiques qui sont non seulement fidèles au catholicisme, mais aussi, par voie de conséquence, opposés au protestantisme, au libéralisme, à l’adogmatisme, à l’égalitarisme, à l’évolutionnisme, à l’immanentisme, au relativisme et au subjectivisme, en matière religieuse et en matière morale.

Formulons-le différemment : le néo-catholicisme fonctionne très souvent à l’angélisme, à l’humanisme, à l’irénisme, à l’optimisme et à l’utopisme, non en dépit mais en raison de ses fondamentaux magistériels des années 1960, comme on le voit notamment dans Mater et Magistra, Pacem in terris, Gaudium et spes et Populorum progressio, c’est-a-dire dans des textes qui, en raison de leurs expressions et de leurs omissions, ont été particulièrement propices à l’interprétation horizontaliste dont ils ont fait l’objet dans les années 1960-1970, d’où bien des répercussions d’inspiration progressiste, en Amérique latine et en Europe de l’ouest.

En fait, nous sommes en présence de clercs inclusifs qui sont persuadés que la mise en oeuvre d’une conception gravement dévoyée de la charité est “due”, non seulement aux personnes qui sont dans l’erreur, en matière religieuse et/ou en matière morale, mais aussi aux conceptions et aux conduites, ou aux idées et aux valeurs, ou encore aux principes et aux pratiques erronés à cause desquels ces personnes ont été induites en erreur et sont maintenues dans l’erreur.

En d’autres termes, surtout depuis Francois, nous sommes en présence d’un latitudinarisme généralisé qui ne s’affiche et ne s’assume pas toujours en tant que tel, d’où le déploiement de toute une phraséologie qui se veut authentiquement chrétienne, parce qu’elle est placée sous le signe du discernement évangélique dans la miséricorde et l’ouverture aux périphéries, non seulement confessionnelles, mais aussi existentielles.

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